Les joies du football

Barcelone champion 14 mai 2013Le 14 mai 2013, le FC Barcelone fête son 22ème titre de champion d’Espagne. Scènes de liesse.

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Le 12 mai, le Bayern Munich fête son 22ème titre de champion d'AllemagneLe 12 mai 2013, le Bayern Munich fête son 22ème titre de champion d’Allemagne. Scènes de liesse.

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Tribute shirtLe 14 mai 2013, Manchester United fête son 20ème titre de champion d’Angleterre. Scènes de liesse flegme.

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-Le 13 mai 2013, le PSG fête son 3ème titre de champion de France. Scènes de guérilla urbaine.

Le coopérativisme en Euskadi: comment une identité culturelle forte permet de mieux résister à la crise

Fagor Arrasate

J’ai déjà eu l’occasion d’en parler: alors que le chômage en Espagne touche plus de 26% de la population  active, le Pays basque connaît un taux de chômage de 15%. En particulier, en Gipuzkoa, dans la petite vallée où je vis, le Debagoiena, les chômeurs ne représentent que 11% de la population active. Curieusement, alors qu’on parle dans toute l’Europe de désindustrialisation, le Debagoiena est le territoire du Pays basque, mais aussi d’Espagne, où la part de la population active dans l’industrie est la plus élevée (43%). Comment peut-on expliquer ce phénomène? Est-ce dû au fait que Mondragón, la ville principale du Debagoiena, est le siège du coopérativisme basque, et notamment de Fagor? Et si le Pays basque espagnol résistait mieux à la crise parce qu’il a une identité culturelle forte? Lire la suite

Séville, l’Amertume du Dimanche des Rameaux

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C’est aujourd’hui l’anniversaire de ma fille: elle a 4 ans. Sa soeur a tenté de lui ravir la vedette en se mettant à marcher -il était temps, elle a dix-huit mois. Aujourd’hui, c’est aussi le Dimanche des Rameaux et, bien qu’à l’autre bout de la péninsule, j’imagine sans difficulté l’émotion qui a dû grandir dans les rues de Séville en cette première journée de la Semaine sainte. Le Dimanche des Rameaux est à Séville un moment particulier que j’ai eu l’occasion de vivre un certain nombre de fois. Parmi les huit confréries qui sortent aujourd’hui en procession, celle que je préfère a toujours été la confrérie de l’Amertume. Quand le Dimanche se termine et que la nuit commence à fraîchir, j’aimais voir cette confrérie après son passage à la Cathédrale, quand elle est de retour dans son quartier. Le mieux, c’était d’attendre patiemment aux abords de la petite église Saint Jean du Rameau. En 1989, à propos de cette confrérie, j’avais noté dans mon petit carnet: Lire la suite

Springtime For Hitler

Aujourd’hui, c’était le printemps et il faisait beau à Bilbao. C’était aussi mon anniversaire. Et aussi la journée de la francophonie: à cette l’occasion, le Musée Guggenheim nous ouvrait ses portes et nous invitait à découvrir l’exposition "L’art en guerre". Une exposition fort intéressante, dont je reparlerai. C’était amusant de voir les gens la parcourir. Devant les portraits de Pétain et les croix gammées, les visages se faisaient graves. Très graves. Surtout, les oeuvres présentées étaient sérieuses: elles furent réalisées pendant l’occupation. On veut penser que ces artistes qui continuaient à peindre sont des résistants. N’est-ce pas drôlement gonflé, quand on a l’étiquette d’artiste dégénéré, de peindre une Femme assise dans un fauteuil? On entrevoit sur une photo Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, rayonnants, puisqu’ils commencent à se faire connaître sans jamais être inquiétés par la censure: il vient de monter Les Mouches au Théâtre de la Cité, et elle, qui travaille à Radio-Vichy, a publié L’Invitée où elle raconte ses séjours au ski à Morzine. Du coup, je ne sais pas pourquoi, tous ces artistes et intellectuels qui résistent héroïquement à l’oppression nazie m’ont fait penser à cette vidéo des années quatre-vingts, quand Captain Sensible, le guitariste des Damned, qui commençait alors sa carrière solo, entonne en direct à la télévision ce Springtime For Hitler, en uniforme nazi, accompagné par le chœur des Dolly Mixtures… Faut-il être anglais -ou punk- pour traiter avec autant de légèreté les heures les plus sombres de notre histoire?

Camera Lacrimatoria

VATICAN-POPE-CONCLAVE

Je suis protestant. A priori, je suis donc antipapiste. Mais l’élection d’un nouveau Pape m’intéresse car je sais que c’est un moment très important pour des centaines de millions de catholiques. Et je dois reconnaître que j’ai toujours été impressionné par le decorum et la force des rituels catholiques. Mercredi soir, quand la fumée blanche a annoncé qu’un nouveau Pape était élu, je suis resté devant la télévision, à attendre l’apparition du nouveau souverain pontife sur le balcon de la loggia des Bénédictions. La Garde suisse défila puis un coup d’oeil sur internet me permit de voir que le compte officiel du Pape sur Twitter (@Pontifex) avait été réactivé. Il fallait patienter; c’était juste une question de minutes.

Pendant ce temps, Jorge Mario Bergoglio se trouvait certainement dans la Camera Lacrimatoria, la Chambre des Larmes. La tradition veut en effet que le nouveau Pape, après son élection, se retire quelques instants dans cette petite pièce qui jouxte la chapelle Sixtine. Là, il prend la mesure de ce qui lui arrive. On imagine que c’est un moment vertigineux et la prière permet sans doute à l’Élu de ne pas se laisser déborder par l’émotion. Le cardinal camerlingue et le maître des cérémonies liturgiques rejoignent ensuite le nouveau Pape et l’aident à revêtir celle des trois soutanes blanches qui est à sa taille. Lire la suite

Pas de Blitzkrieg quand la guerre est asymétrique

François Hollande, accueilli en libérateur au Mali. PHOTO EPA

François Hollande, accueilli en libérateur au Mali. PHOTO EPA

La reprise des combats à Gao, à l’initiative des islamistes de Mujao et de francs-tireurs embusqués, montre à quel point Laurent Fabius a été imprudent en annonçant que les troupes françaises se retireraient du Mali à partir de mars. Du coup, les images de François Hollande, acclamé par la population de Tombouctou, ne sont pas sans rappeler le triomphalisme de George W. Bush après la prise de Bagdad : le 1er mai 2003, sur le porte-avions nucléaire USS Abraham Lincoln, le président américain avait déclaré, un peu précipitamment, que la mission en Irak était « accomplie ».

On avait à l’époque beaucoup critiqué George W. Bush : l’unilatéralisme des États-Unis, le prétexte de la guerre contre le terrorisme pour mettre la main sur le pétrole irakien, le bretzel avalé de travers, etc. On pourrait reprendre aujourd’hui certains de ces arguments, alors que la France semble bien seule au Mali et qu’elle a besoin de sécuriser les alentours des mines d’uranium du Niger. George W. Bush et François Hollande ont donc crié victoire trop tôt; sans doute la précipitation de technocrates qui ont l’habitude de raisonner en terme de territoires –que l’on administre ou que l’on prend à l’ennemi. Ça sent la fin du dix-neuvième siècle, quand l’armée française, dirigée par les colonels Gallieni et Archinard, en remontant le fleuve Niger jusqu’à Tombouctou, mettait fin à l’épisode djihadiste – déjà – de l’Empire Toucouleur et repoussait les Touaregs vers le massif des Iforas. Aujourd’hui, on en est encore là ! Or, à travers l’idée que l’on gagne un conflit parce que l’on a conquis un territoire, on exprime une conception conventionnelle de la guerre: on oublie que des terroristes, qui n’ont pas d’uniforme et qui peuvent frapper à tout moment se trouvent sans doute encore dans les villes libérées. Comment George W. Bush et François Hollande, qui ont tous les deux déclaré la guerre au terrorisme, ont-ils pu l’oublier ?

La suite, sur Causeur.