Épuration au Kosovo

Un rapport du Minority right group indique que les minorités vivant au Kosovo, ancienne province serbe devenue indépendante en 2008 sous la pression d’une population d’origine albanaise, sont victimes de discriminations et se voient forcées d’abandonner le Kosovo.  L’Agence France Presse a évoqué ce rapport dans une dépêche publiée le 27 mai:

Les minorités «exclues» de la société abandonnent le Kosovo

Agence France-Presse, Pristina

Les minorités vivant au Kosovo sont forcées d’abandonner ce territoire en raison de différentes discriminations et de leur exclusion de la société, a indiqué le «Minority right group» basé à Londres dans un rapport diffusé mercredi.

«De nombreux membres des minorités Ashkali, Bosniaque, Croate, Gorani, Rome, Serbe et Turque abandonnent le Kosovo car ils font face à une exclusion (de la société) et à des discriminations à de nombreux niveaux», indique un communiqué de ce groupe diffusé de concert avec le rapport.L’indépendance proclamée unilatéralement par le Kosovo en février 2008 et l’opposition de la Serbie à cette proclamation ont laissé un «vide» dans la protection internationale des minorités, indique le communiqué.

«Les restrictions à la liberté de mouvement, l’exclusion de la vie politique économique et sociale sont particulièrement ressenties par les petites communautés ethniques», a précisé Mark Lattimer, haut responsable de ce groupe.

«Ces minorités souffrent de plus d’un manque d’accès aux informations et à une éducation dans leurs propres langues», a-t-il dit. «Cela, en plus des conditions économiques précaires, a résulté par des départs de membres de ces minorités du Kosovo», a ajouté M. Lattimer.

Le groupe ne fournit cependant aucun chiffre dans ce communiqué sur le nombre de personnes appartenant à des minorités qui ont quitté le Kosovo.

Le Kosovo, où les Albanais représentent environ 90% des deux millions d’habitants, a été reconnu à ce jour par 60 pays, parmi lesquels les Etats Unis et 22 des 27 pays membres de l’Union européenne.

Pour ceux que cela intéresse, voici la présentation du rapport par le Minority right group:

Kosovo’s independence leaves vacuum in international protection for minorities

27 May 2009

Post-independence Kosovo lacks effective international protection for minorities, which is worsening the situation for smaller minorities and forcing some to leave the country for good, an international human rights organisation warns in a new report.

Minority Rights Group International says in a report released on 27 May that many smaller minorities, such as Ashkali, Bosniaks, Croats, Egyptians, Gorani, Roma, Serbs and Turks, are beginning to leave Kosovo, because they face exclusion and many instances of discrimination in the country.
“Restriction of movement and political, social and economic exclusion are particularly experienced by smaller minorities,” says Mark Lattimer, MRG’s Executive Director.

“These minorities also suffer from lack of access to information or to tertiary education in their own languages. This, combined with tough economic conditions, have resulted in many of these groups starting to leave Kosovo altogether,” he adds.

Kosovo, an international protectorate since 1999, declared independence on 17 February 2008. MRG, in a ground-breaking report released in August 2006, warned that international rule in Kosovo, rather than breaking down segregation, was entrenching it. It said that Kosovo had become ever more divided into Albanian and Serb areas, with all other groups being marginalized.

In this latest report, MRG says the lack of certainty over the status of the territory as a result of Serbia’s objection to Kosovo’s independence has limited the practical application of international human rights law.

“There is a danger that the new international organisations operating in Kosovo will compound the failure of the United Nations Mission in Kosovo to ensure a tolerant, multi-ethnic society,” says Lattimer.

MRG warns that unless this trend is reversed, it will see the steady migration of minority groups who have lived in Kosovo for hundreds of years, such as Bosniaks and Turks, and who have other states to migrate to.

A decade after the conflict people from minority communities still languish in displaced camps in dire conditions near Mitrovica. For Ashkali, Egyptian and Roma, who have no other countries to escape to, these trends are likely to lead to engrained poverty and further marginalization for generations to come, the report says.

The report calls on Kosovo to ensure the active participation of all minorities, in all aspects of public life. The report says that the process of EU accession has the potential to bring about improvement in Kosovo. It calls on the EU to broaden and improve the attention it gives to the issues faced by smaller minorities in the country and also to the issue of multiple discrimination of minority women.

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Curieusement, dans le contexte des élections européennes, ce rapport est accueilli en Europe avec un silence embarrassé, pour ne pas dire avec indifférence, et, alors  que Joseph BIDEN, le vice président des États-Unis, se croit obligé de préciser que la reconnaissance du Kosovo est irréversible, personne ne semble avoir envie de condamner ce qui se passe dans ce nouveau pays. Dans la presse française, il fallait lire le blog d’Ivan ROUFIOL pour trouver trace de la dépêche de l’AFP. Le journal Le Monde quant à lui avait préféré nous parler quelques jours plus tôt de la rancoeur des Serbes:

A Belgrade, la perte du Kosovo nourrit toujours les rancoeurs contre l’Europe

Article publié le 22 Mai 2009
Par Piotr SMOLAR

Elle en rougirait, si on osait lui dire cette évidence : Jasna Mitic, 26 ans, est le profil le plus séduisant de la Serbie, celui que les Européens aiment contempler. Etudiante à la faculté de sciences politiques à Belgrade, polyglotte, elle s’imagine bien partir à l’étranger pour “vivre une expérience”, avant de revenir au pays et travailler dans le domaine des droits de l’homme. Les odes nationalistes à la Serbie éternelle l’indiffèrent.

Assise au restaurant de l’université, elle trouve pourtant des mots justes, mesurés, pour exprimer son malaise au sujet du Kosovo. “ Je ne lui voue aucun attachement spécial, je n’y suis jamais allée. Je n’étais pas contre l’indépendance. Mais la façon dont elle s’est produite a été insupportable. En vingt-six ans, j’ai changé 4,5 fois de pays : la grande Yougoslavie, la petite Yougoslavie, la Serbie-Monténégro, la Serbie seule, et à présent la Serbie sans le Kosovo. C’est le 0,5.”

En Serbie, il y a d’une part l’arithmétique politique, très favorable en ce moment au camp proeuropéen, et, d’autre part, les blessures intimes d’une nation, les atteintes à sa fierté. Depuis les élections législatives de mai 2008, le camp nationaliste est en miettes. Les socialistes (SPS) de l’ancien président Slobodan Milosevic, devenus proeuropéens, sont entrés dans la coalition au pouvoir. Le Parti radical (SRS), ultranationaliste, s’est scindé en deux au sujet des relations avec l’Union européenne (UE). Le Parti démocratique de Serbie (DSS) de l’ancien premier ministre, nationaliste, Vojislav Kustunica, a plongé dans les sondages. Cet émiettement a offert une occasion historique d’engager le pays sur la voie de l’UE.

Pourtant, le président Boris Tadic ménage les intérêts de tous. Lors de la visite à Belgrade du vice-président américain, Joseph Biden, mercredi 20 mai, en chemin vers Pristina, M. Tadic a rappelé que la Serbie “ne reconnaît pas le Kosovo et ne le fera jamais”. Les dirigeants serbes ne parviennent pas à faire le deuil de l’ancienne province. “Dans chaque Serbe, il y a deux Serbes, mais dans des proportions variables, sourit un diplomate occidental. Le facteur nationaliste demeure très fort. Ils ont tous en commun, y compris les démocrates, un sentiment d’injustice.”

Jovo Bakic, professeur à l’université de Belgrade, est du même avis. Selon ce spécialiste des milieux radicaux, les Serbes, à cause de la perte du Kosovo, sont, avec les Bosniaques, “ les seuls grands perdants parmi les peuples de l’ex-Yougoslavie, alors que les nationalismes croate et albanais ont atteint leur but”.

La part des Serbes qui conservent un attachement passionnel à la terre kosovare est très minoritaire. En revanche, beaucoup jugent unilatérale et brutale cette indépendance orchestrée par l’Occident, reconnue par une cinquantaine d’Etats. Et la crise économique avive les tensions. “Le chômage oscille entre 14 % et 21 %, mais ces estimations sont difficiles à cause de l’économie grise”, explique le professeur d’économie Miroslav Prokopijevic. Selon lui, le retard dans les réformes et la corruption très élevée (“elle consomme entre 25 % et 30 % de tout investissement“) sont à mettre au débit du président Tadic. “Il a beaucoup déçu depuis un an, en préférant le populisme à l’européanisme”, estime-t-il.

L’évolution de l’opinion publique en Serbie demeure incertaine. Le retour à la liberté de circulation sur le continent, espérée en 2010, signifierait une nouvelle ère. Restera l’épine du Kosovo. Il faudra bien, un jour, formaliser la coexistence entre les deux peuples. L’idée d’une partition est loin de séduire tout le monde. “Elle va complètement à l’encontre de nos intérêts, assure Dusan Jinjic, du Forum pour les relations ethniques. Ce serait une façon médiocre pour l’UE d’échapper à ses responsabilités. Qu’adviendrait-il des terres, des propriétés commerciales des Serbes au Kosovo ?”

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Pourquoi cette indifférence? Les exactions des Albanais à l’encontre des Serbes du Kosovo, qui ne sont pas anecdotiques, sont pourtant bien connues et antérieures à l’indépendance proclamée en 2008, comme nous le montre ce reportage diffusé sur France 5 en mars 2004:

La guerre au Pakistan s’intensifie

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Cette photo, parue ce matin à la une du País, est fascinante: l’angoisse de la guerre revêt ici un visage atemporel. Aucun signe de modernité, si bien que la photo nous renvoie à des conflits qui semblent venir d’un autre âge. Pourtant, nous sommes bien au XXIème siècle.

Que se passe-t-il au Pakistan? L’armée pakistanaise est entrée hier samedi dans Mingora, principale ville de la vallée de Swat, dans le nord-ouest du pays, où elle a intensifié les combats contre les talibans. La prise de Mingora, une ville de 300000 personnes contrôlée par les talibans depuis plusieurs semaines, est essentielle pour l’armée et le gouvernement pakistanais. L’armée pakistanaise estimait vendredi que 10% seulement de la population se trouvait encore dans la ville. De nombreux témoignages de personnes déplacées font état de bombardements sans discernement de l’armée qui ont fait de nombreuses victimes civiles, les militaires n’ayant engagé les combats au sol que depuis quelques jours.

Human Rights Watch avait déclaré en début de semaine que “les habitants de Mingora disent que les talibans ont miné la ville et empêchent de nombreux civils de s’en échapper afin de s’en servir comme boucliers humains”. “L’armée ne semble pas prendre les précautions nécessaires dans ses bombardements aériens (..) qui ont provoqué d’importantes pertes humaines dans la population civile”, ajoutait HRW.

Cette offensive intervient alors que la crise humanitaire s’aggrave dans le pays. Vendredi, l’ONU a demandé une aide d’un demi-milliard de dollars pour faire face à la situation. Selon les Nations unies, 1,7 millions de réfugiés sont venus s’ajouter aux 550.000 déplacés par de précédentes violences dans le nord-ouest. “L’ampleur de cet exode est extraordinaire, que ce soit en termes de populations concernées que de vitesse, et a provoqué des souffrances incroyables”, estime Martin Mogwanja, coordinateur de l’aide humanitaire de l’ONU au Pakistan.

La population aura besoin d’aide pendant plusieurs mois car, même en cas de victoire rapide de l’armée pakistanaise sur les talibans, les paysans ne pourront rentrer chez eux à temps pour les récoltes qui pourrissent sur pied, observent des responsables d’ONG.

Les Indiens de l’Amazonie péruvienne manifestent à l’ONU

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Au lendemain de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement, alors que se tient la huitième session de l’Instance permanente sur les questions autochtones,  une centaine de représentants de peuples autochtones du monde entier se sont retrouvés le 22 mai devant le siège de l’ONU à New York pour manifester leur solidarité avec les Indiens de l’Amazonie péruvienne qui luttent contre l’exploitation pétrolière et minière de leurs terres.  Les manifestants demandaient ainsi au gouvernement péruvien de respecter les droits des peuples autochtones.  En effet, comme je l’avais déjà évoqué dans un article précédent, la tension est à son comble entre les Indiens d’Amazonie et le gouvernement péruvien qui vient de décréter l’état d’urgence dans le nord-est du pays. Le site Amazonwatch a publié les photos de cette manifestation et un article de Haider RIZVI a été publié sur le site de l’Inter Press Service News Agency (IPS).

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INDÍGENAS: Despojados de sus tierras y sus recursos

Por Haider Rizvi

NACIONES UNIDAS, 20 may (IPS) – Representantes de los 370 millones de indígenas del mundo, reunidos en la sed neoyorquina de la ONU, reclaman a los gobiernos que prohíban a las corporaciones de petróleo y gas continuar realizando extracciones en sus tierras.

“Buena parte de la riqueza petrolera, gasífera y mineral sin explotar del mundo yace bajo tierras indígenas”, dijo Victoria Tauli-Corpuz, presidenta del Foro Permanente para las Cuestiones Indígenas de la ONU (Organización de las Naciones Unidas), que sesiona del 18 al 29 de este mes.

Tauli-Corpuz y otros dirigentes indígenas argumentan que las corporaciones privadas no tienen derecho a operar en territorios que pertenecen a sus comunidades, muchas de las cuales los consideran sagrados y, por eso, no explotables con fines de lucro.

En la conferencia en Nueva York se debate la necesidad de actuar contra los abusos corporativos y contra la explotación de recursos naturales en áreas indígenas.

Un informe presentado al foro de 16 miembros, creado en 2000 por el Consejo Económico y Social de la ONU, observa que la extracción de minerales, petróleo y gas, tienen un impacto desproporcionado en los pueblos originarios.

Otros asuntos en la agenda del foro incluyen cambio climático, la región del Ártico y la tenencia de tierras.

Noventa por ciento de los participantes indígenas en un taller reciente aseguraron que las empresas mineras que operaban en sus territorios nunca les habían pedido permiso, indicó Tauli-Corpuz.

Los líderes nativos se remiten a las normas internacionales, incluso la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas, un documento histórico adoptado por la Asamblea General en septiembre de 2007.

La Declaración exige a gobiernos y corporaciones obtener el “consentimiento libre, previo e informado de las comunidades indígenas” para el uso de sus tierras y recursos. También requiere basar las negociaciones sobre el principio de igualdad entre las partes.

Muchas corporaciones acusadas de abusos en tierras nativas pertenecen a poderosas naciones de Occidente en general, y a Estados Unidos y Canadá en particular. Ninguno de esos países reconoce la Declaración. De hecho, votaron en contra cuando fue sometida a la Asamblea General de la ONU.

Sin embargo, diplomáticos estadounidenses en la ONU y han dado algunas señales de que el gobierno de Barack Obama reconsidera la posición de su antecesor, George W. Bush (2001-2009), y aprobaría la Declaración.

Activistas destacan que varios países han comenzado a elaborar políticas indígenas, en línea con el contenido de la Declaración. Australia, por ejemplo, adopta medidas para garantizar el derecho a la propiedad colectiva en las comunidades autóctonas.

En América Latina, Bolivia aprobó en referendo una enmienda constitucional que reconoce la autonomía de los pueblos indígenas, lo que les permite practicar la justicia comunitaria según sus tradiciones y proteger sus recursos.

Ecuador, por su parte, incluyó la Declaración en su nueva Constitución.

En otros países hay avances, según los representantes indígenas, entre los que identifican a Rusia, Namibia, Honduras, Suriname, Belice y Japón.

Pero todavía resta un largo trecho para convencer a gobiernos y corporaciones de asumir todas las responsabilidades incluidas en la Declaración.

“La Declaración es la estrella que guía la navegación en todas las cuestiones indígenas”, dijo Carsten Smith, experto legal de Noruega que representa al pueblo saami del Ártico. “Desafortunadamente, hay una enorme brecha de implementación en el mundo.”

Smith y otros representantes del Ártico intentan en el foro que el mundo le preste atención al cambio climático y a su devastador impacto sobre la vida y los medios de sustento de las comunidades nativas.

Tanto los expertos en cambio climático como en biodiversidad dicen que las comunidades originarias de todo el mundo son cada vez más vulnerables a los efectos del recalentamiento planetario.

Según ellos, el conocimiento tradicional indígena sobre la naturaleza y los ecosistemas es indispensable en esa materia.

Lars Anders Baers, del Consejo Saami, dijo el lunes a la prensa que era necesaria una rápida implementación de la Declaración, porque ahora muchos gobiernos y corporaciones tiene la mira puesta en la región ártica, la cual alberga alrededor de 40 por ciento de los recursos petroleros y gasíferos del mundo.

“Se está volviendo más accesible a la explotación debido al derretimiento de las plataformas de hielo inducido por el cambio climático”, dijo Baer.

El experto mostró preocupación de que el conflicto de intereses económicos entre los países del Ártico cause más daño a las comunidades originarias.

“Como en la Guerra Fría, los pueblos indígenas se han convertido en los naipes de un juego político”, agregó.

Al foro asisten más de 2.000 líderes aborígenes de todo el mundo, además de funcionarios gubernamentales, activistas de la sociedad civil y personal de varias agencias de la ONU.

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Tensions entre le gouvernement péruvien et les Indiens de l’Amazonie

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J’avais déjà évoqué dans un article précédent le conflit qui oppose les Indiens de l’Amazonie péruvienne au gouvernement du Pérou. Le problème est aujourd’hui loin d’être résolu: les Indiens dénoncent toujours ces décrets qui facilitent l’installation de compagnies pétrolières sur leur territoire. De son côté, le gouvernement péruvien, en privilégiant la logique économique, continue de nier les droits des Indiens sur leurs terres. La vidéo suivante, produite par la Sociedad Peruana de Derecho Ambiental , résume bien la situation.


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Le 14 mai, le gouvernement péruvien a déclaré l’état d’urgence dans plusieurs régions d’Amazonie suite à des manifestations indigènes contre des concessions accordées à des compagnies pétrolières. Ainsi, comme nous l’apprend Survival Internationalune compagnie pétrolière canadienne vient de signer un accord avec le gouvernement péruvien pour prospecter un territoire habité par un groupe d’Indiens isolé:

La compagnie Petrolifera a obtenu l’autorisation de prospecter près de 4000 km2 d’une région reculée du Pérou où vivent les Indiens isolés Cacataibo. Deux ONG locales, l’Instituto del Bien Comun (IBC) et la FENACOCA avaient demandé au gouvernement de convertir cette région en une réserve pour les Indiens. Les Indiens Cacataibo ont été séparés en deux groupes distincts suite à construction, dans les années 1940, d’une route reliant l’amazonie à la capitale péruvienne, Lima.

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aidesep04mayo2009En signe de protestation, les Indiens ont érigé des barrages sur les rivières et les routes du nord du Pérou pour en bloquer l’accès. Comme on peut le voir avec la vidéo ci-dessous, diffusée le 12 mai par Enlace Nacional, un programme péruvien d’informations locales, les Indiens avaient bloqué une quarantaine de bateaux sur les rivières Ucayali y Tambo.


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C’est dans ce climat de tensions croissantes que le gouvernement péruvien a donc décidé de décréter un état d’urgence localisé. Dix Indiens ont été grièvement blessés à la suite de heurts avec les forces armées. Survival International nous explique notamment dans une dépêche quesuite au barrage érigé par les Indiens, une canonnière des forces armées péruviennes et trois bateaux appartenant à la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco ont franchi la barrage en faisant chavirer plusieurs canoës des manifestants. Le gouvernement et des communautés indiennes du Pérou amazonien se rencontraient cette semaine sur fond de tensions croissantes dans le nord-est, ou un état d’urgence localisé a été décrété après des manifestations indigènes contre des concessions pétrolières”.

Le 15 mai,  Alberto PIZANGO, le président de l’AIDESEP (1), la principale organisation indigène, a dénoncé l’état d’urgence qu’il considère comme un “acte d’ agression”. Le gouvernement, et pas seulement celui-ci, nous a toujours traités comme des citoyens de second rang”, a-t-il déclaré à l’AFP. Lors de la même conférence de presse, il a déclaré  l’état d’insurrection des Indiens:

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La tension est donc est à son comble mais une dépêche de l’AFP nous apprend aujourd’hui que les Indiens se sont engagés finalement à respecter la loi:

Dans un compromis passé avec l’organisme médiateur des Droits de l’homme, la Defensoria del Pueblo, l’Association interethnique de développement de la forêt péruvienne (AIDESP), principal collectif d’Indiens des régions amazoniennes, a consenti à lever son appel à «l’insurrection» et à poursuivre ses protestations «dans le cadre de l’Etat de droit».

Samedi le gouvernement a autorisé par décret l’intervention de l’armée en renfort de la police, pour «garantir le fonctionnement des services essentiels», dans certains districts du nord-est où les communautés indiennes ont mené des actes de protestation et de blocus de certains services.

Dimanche dernier il avait décrété l’état d’urgence pour 60 jours, marque d’une tension croissante avec les populations indiennes. Celles-ci réclament l’abrogation de décrets de 2007 et 2008 facilitant, selon elles, l’exploitation du sous-sol, des forêts et de l’eau.

Le président, Alan Garcia, a dénoncé samedi le dirigeant de l’AISDEP, Alberto Pizango, et réaffirmé que «les terres de l’Amazonie appartiennent à tous les Péruviens et pas à un petit groupe».

La Defensoria s’est engagée auprès des indiens à étudier la conformité des décrets de 2007 et 2008 avec la Constitution et à promouvoir une loi-cadre sur un processus de consultation lors de l’octroi des concessions minières, une des principales réclamations des communautés indiennes.

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Espérons maintenant que le gouvernement péruvien aura un peu plus de considération pour les Indiens et qu’il reviendra sur cette loi qui permet aux compagnies pétrolières, minières et forestières d’acquérir leurs terres, ce qui a pour effet de les obliger à émigrer.

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(1) L’AIDESEP (Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana) représemte 65 ethnies, réparties en 1.350 communautés regroupant 600.000 indigènes sur la partie amazonienne orientale du Pérou.

Reality show chez les Peuples autochtones

Dans le Diario Vasco, on pouvait lire ce matin que la Fundación CEAR-Habitáfrica, qui travaille avec les Bushmen de Namibie, accuse le programme de télé-réalité “Perdidos en la Tribu“, diffusé par Cuatro, d’être non seulement bidonné mais en plus de réduire à néant le travail de l’ONG en faveur des Bushmen.

La fondation a publié sur son site la lettre suivante:

Carta sobre el Programa de Cuatro “Perdidos en la Tribu”

Asistimos el domingo a un episodio más del programa de Cuatro ‘Perdidos en la tribu’, un reality show con pretensiones de antropología barata que pretende hacer convivir a familias españolas con pueblos indígenas en una especia de Gran Hermano exótico.

El pueblo san, uno de los primeros que habitaron la tierra, es también uno de los más explotados. Tras el fin del apartheid, el gobierno Namibia decidió reasentarlos en diferentes comunidades, que presentan altos índices de problemas sociales, desnutrición y pobreza.

La Fundación CEAR- Habitáfrica lleva más de diez años trabajando en Namibia con la misión de combatir el desarraigo y mitigar las causas y consecuencias de las migraciones forzosas, de poblaciones vulnerables ó en riesgo de exclusión en África, por medio de la promoción de asentamientos humanos estables, sostenibles, seguros y productivos.

Actualmente, desarrollamos varios proyectos en DONKERBOS-SONNEBLOM, precisamente con la comunidad de bosquimanos que participan en el reality, programa con el que obviamente no tenemos nada que ver. Estos proyectos, realizados con financiación de la Agencia Española de Cooperación y Desarrollo, y buscan favorecer la seguridad alimentaria de los pobladores con proyectos de huertos comunitarios, fortalecimiento de líderes, artesanía para la generación de ingresos y acceso al agua y saneamiento. Se trata de proyectos a largo plazo que luchan contra la pobreza de estas comunidades y pretenden mejorar la calidad de vida de estos pueblos indígenas, que se basa en la implicación de los propios pobladores desde una perspectiva del respeto y el aprendizaje mutuo.

Este trabajo que llevamos casi 3 años realizando se ha visto afectado por la presencia del reality. El resultado resumido es este, cuenta Silvia Sala, responsable de la Fundación CEAR en Namibia” se ha reflejado en: bajos pagos a los bosquimanos, a los cuales sacaron de sus comunidades durante 1 mes, y los llevaron a otras localizaciones en las que nunca han vivido en una actuación teatral para “mostrar”. Las familias se fueron, precisamente, en pleno periodo de cultivo (el único que pueden realizar en el año, ya que dependen del agua de lluvia), dejando sus campos desiertos, con la disminución de todas estas familias en la participación en su producción. La consecuencia para los niños también ha sido terrible, pues se han visto forzados a dejar el colegio todo el mes para participar en este show”.

“Además de dejar de participar en el proyecto, aspecto fundamental en cada intervención, muchos de los líderes comunitarios utilizaron el dinero pagado en el consumo de alcohol. Lo más grave aún es que se trataba de comunidades que normalmente no tienen contacto directo con el alcohol, ya que vivían en zonas muy alejadas, y tienen como norma prohibir la entrada del alcohol en sus comunidades”, explica la valenciana Silvia Sala, que lleva viviendo en Namibia más de 4 años.

La Fundación CEAR- Habitáfrica lleva muchos años también intentando sensibilizar a la población pública española sobre los valores y cualidades de África, desde el punto de vista de su diversidad cultural y de la riqueza que suponen su gran cantidad de pueblos indígenas y que enriquecería muchísimo su conocimiento en base de respeto y justicia. El enfoque del programa, además de dejar en ridículo a muchos de los protagonistas y de acercarse a los pueblos indígenas desde el punto de vista mediático, descontextualiza la situación de estas comunidades, utilizando estereotipos y trivializando sus formas de vida, que tan importantes han sido para el desarrollo de la cultura occidental.

Se trata, una vez más, de una oportunidad perdida para estas comunidades de mostrar en primera persona sus valores y su cultura y a nosotros de mostrar nuestra manera respetuosa de acercarnos. Asimismo es una forma, indignante, de hacernos perder el tiempo a los que allí nos quedamos cuando los focos y las cámaras se van. Como no queremos apelar a la censura y pedir a Cuatro la retirada de este programa apelamos al sentido común de los telespectadores para que reclamen que el respeto siempre está por encima del lucrativo show “business”.

Arantxa Freire Rodríguez-Sabio
Responsable de Sensibilización
Fundacion CEAR-Habitafrica
Email: afreire@fundacioncear.org
Tlf: 91.8045560

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Ce n’est pas la première fois que la télévision essaie d’exploiter des peuples autochtones pour les besoins d’un programme de divertissement. En 2006,  l’association ICRA International avait lancé une campagne pour dénoncer un projet de France Télévision qui s’approchait des concepts de la télé-réalité: des Occidentaux  devaient partager et singer le quotidien de différentes ethnies, parmi lesquelles les Papous de Nouvelle-Guinée, des chasseurs-cueilleurs Hadzabé de Tanzanie, des Mentawaï d’Indonésie, des Miaos du sud de la Chine ou encore de nomades Mongols. On imagine bien que ce type d’émission, particulièrement affligeant, ne peut que nuire gravement à l’intégrité et à la dignité des peuples autochtones, qui sont déjà considérablement précarisés et menacés. De telles émissions véhiculent une vision raciste des peuples autochtones qui nous renvoient à l’époque du colonialisme. Il suffit de lire la présentation de l’émission sur le site de Cuatro:

Tres familias, tres tribus primitivas y tres destinos desconocidos que se convertirán en la aventura de sus vidas. Este es el punto de partida de Perdidos en la tribu, el nuevo docu-reality que estrena Cuatro de la mano de la popular presentadora Nuria Roca. Un programa en el que tres familias españolas abandonarán su “civilizada” vida occidental para, sin saberlo, vivir en algunas de las tribus más antiguas del mundo. Allí deberán adaptarse a las primitivas formas de vida de sus anfitriones, desenvolverse en un entorno salvaje y convivir durante tres semanas con completos desconocidos. Una experiencia sorprendente que cambiará sus vidas y una aventura irrepetible de la que no volverán siendo los mismos.

Les peuples autochtones sont présentés  ici comme des “primitifs“, ce qui est vraiment inacceptable. Les candidats, puisqu’ils s’agit d’un jeu, devront “s’adapter au mode de vie  primitifs” de leurs hôtes. Le choc culturel ici se résume à la question suivante: ¿Qué pasará si una tribu quiere entregar en matrimonio a una de las hijas de la familia? Enfin, cette vision des peuples autochones, qui les transforme en objet de divertissement, risque d’entraîner le développement d’un ethnotourisme de masse au sein de communautés déjà très fragilisées.


Finale de la Coupe du Roi entre le Barça et l’Athletic de Bilbao

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Après la victoire du Barça en finale de la Coupe du Roi (4-1), le défenseur catalan Carles Puyol,  drapé dans l’ikurriña, vient rendre hommage aux supporters basques de l’Athletic Bilbao. C’est le point d’orgue d’une journée forte en émotions, au cours de laquelle, plus que jamais, le football est apparu comme le terrain privilégié de l’affirmation d’identités nationales.

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athletic4Le matin déjà, au lycée, tous les élèves, vêtus du maillot de l’Athletic, étaient surexcités au point qu’il devenait difficile de faire cours. L’Athletic n’a pas gagné la coupe depuis 25 ans et, après le beau match de qualification de demi-finale face à Séville, gagné 3-0, l’afición de l’Athletic y croit. Il y a presque quelque chose de religieux ici, qui relève de la foi et qui nous rappelle que le nationalisme basque a des racines religieuses.  Depuis Sabino Arana, le PNV (Parti Nationaliste Basque, dont la devise est “Dieu et les lois anciennes”) n’a-t-il pas en effet toujours cultivé l’idée que le peuple basque était un peuple élu? De plus, San Mames, le stade de Bilbao, n’est-il pas surnommé affectueusement la Cathédrale? À l’automne dernier, les clubs de supporters avaient même demandé l’autorisation de faire inhumer leurs cendres dans l’enceinte du stade!

Toujours est-il que l’après-midi, les rues de Bilbao se sont donc progressivement remplies de supporters aux couleurs de leur équipe. Tous persuadés que l’Athletic allait gagner. À Valence, où se disputait la finale, plusieurs dizaines de milliers de supporters se sont retrouvés dans une ambiance festive.  À travers l’Athletic, c’est la nation basque qui est en finale.  L’Athletic résiste encore et toujours à la mondialisation et aux flux de joueurs étrangers et continue à n’aligner que des joueurs basques. L’arrivée en finale n’en est que plus belle.  À l’époque de la dictature franquiste, particulièrement répressive au Pays basque,  l’Athletic faisait ainsi figure “d’équipe nationale basque”: aller au stade soutenir l’Athletic était aussi une façon d’affirmer son nationalisme et donc un acte de résistance face  au franquisme.

Pour cette finale de la Coupe du Roi, face à l’Athletic, c’est une autre nation que l’on trouve, incarnée par le Barça. Ainsi, cette année, la Coupe du Roi échappe aux Espagnols! Avant le match, le président du Barça, Joan Laporta, avait annoncé la couleur en déclarant que les deux équipes qui jouaient la finale avaient une assise sociale importante dans leurs pays respectifs: “Se enfrentan dos equipos que representan en sus países una masa social muy importante“. Des déclarations jugées provovatrices à Madrid et qui font, une fois de plus, enrager les journalistes de la rédaction de Marca, le quotidien sportif espagnol traditionnellement supporter du Real Madrid.

Dans un excellent article [1], Gabriel COLOMÉ nous rappelle que le Football Club Barcelona fut fondé en 1899 par un Suisse qui vivait à Barcelone, Hans Gamper. Les couleurs, bleu et grenat, furent d’ailleurs choisies par Gamper: c’étaient celles du drapeau de son canton natal. À l’origine, le Barça était surtout composé de joueurs étrangers, surtout des Anglais qui étaient installés à Barcelone, alors que l’autre club de la ville, l’Español, comme son nom l’indique, recrutait avant tout des Espagnols. En fait, c’est pendant la dictature franquiste, par réaction au centralisme de Madrid, incarné par le Real Madrid, que le Barça va devenir “le moyen d’expression des sentiments de revendication de la Catalogne, interdits par la dictature du général Franco“.

En faisant du Real Madrid l’équipe officielle du régime, Franco avait en effet tenté de suivre l’exemple des fascistes italiens, qui avaient instrumentalisé le football car il permettait à leurs yeux de rassembler, comme le dit Pierre MILZA, “dans un espace propice à la mise en scène, des foules considérables; d’exercer sur celles-ci une forte pression et d’entretenir les pulsions nationalistes des masses” [2]. Mais le régime franquiste se heurta aux nationalismes locaux qui virent aussi dans le football une façon de revendiquer leur identité face au nationalisme espagnol. Aujourd’hui, le franquisme a disparu mais le football continue à véhiculer un sentiment identitaire. Chaque dimanche, ce sont les différents singularismes nationaux qui continuent à s’affronter sur les terrains de football. On remarquera que le sentiment est plus fort au Pays basque, en Galice ou en Catalogne: ce sont les périphéries, des périphéries qui ne se sentent pas espagnoles et qui s’opposent au centralisme espagnol. “Le football est l’image de la nation, mais il est aussi à l’image de la nation” nous explique Albrecht Sonntag [3].

Il n’est donc pas surprenant que l’hymne espagnol ait été copieusement sifflé en préambule de la Finale de la Coupe du Roi. Dans ce contexte, la banderole “We are nations of Europe, Good Bye Spain” (photo ci-dessous, de Vincens Giménez) que des supporters catalans ont déployée, et qui a fait polémique, est toute aussi logique puisque le Barça peut être défini comme la “sublimation épique du peuple catalan dans une équipe de football” (Artells, 1972). Ajoutons que l’équipe de Pep Guardiola est cette année extraordinaire, avec un jeu d’attaque flamboyant, et qu’elle sublime magnifiquement le peuple catalan. On peut penser raisonnablement qu’elle gagnera également le championnat d’Espagne (surtout après le 2-6 infligé à domicile au Real Madrid) et la Ligue des Champions.

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goodbyespain

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[1] Gabriel COLOMÉ, Conflits et identités en Catalogne, in Manière de voir nº39, mai-juin 1998.

[2] Pierre MILZA, Le football italien, in Vingtième Siècle, nº26, avril-juin 1990.

[3] Pascal BONIFACE (dir.) Géopolitique du football, Editions complexe, Paris, 1998, 147 pages.

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Les enjeux autour des ressources naturelles en Amazonie

Plusieurs articles publiés récemment évoquent les conséquences sur l’environnement et sur les populations locales de l’exploitation du pétrole dans les régions amazoniennes de l’Équateur et du Pérou.

On avait vu en août dernier que les Indiens du Pérou s’étaient mobilisés contre l’exploitation de leurs terres. Leur combat continue et, Survival International nous apprend qu’ils viennent de bloquer avec leur canoës l’un des principaux affluents de l’Amazone, le Napo, empêchant ainsi la circulation des navires de la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco:

Le barrage sur le Napo fait partie d’une série de manifestations qui ont lieu en ce moment en Amazonie péruvienne. Coordonnées par l’AIDESEP, l’organisation des Indiens d’Amazonie péruvienne, ces protestations sont la réponse donnée aux politiques gouvernementales discriminatoires qui menacent leurs terres communautaires. L’AIDESEP fait pression pour que soit abrogées plusieurs lois qui les privent de leurs droits et que soient créées de nouvelles réserves pour les Indiens isolés.
Le gouvernement a réagi en envoyant la police et l’armée dans la région du conflit. L’AIDESEP a vivement critiqué ces mesures qu’elle qualifie d’ « intimidatoires » en raison du caractère pacifique de ces manifestations.
Perenco opère dans une région d’Amazonie où vivent au moins deux groupes d’Indiens isolés. La compagnie refuse de reconnaître leur existence.

Survival nous apprend que la même compagnie pétrolière, Pérenco, est sous le coup d’une saisie en Équateur:

Près de 750 000 barils de pétrole saisis à la compagnie franco-britannique Perenco seront vendus aux enchères par le gouvernement équatorien. L’annonce a été faite par PetroEcuador suite à son désaccord avec  la compagnie Perenco accusée de devoir plus de 300 millions de dollars de taxes impayées au gouvernement.

En Équateur, les ressources naturelles constituent un enjeu important qui voit s’affronter gouvernement et peuples autochtones. Leur exploitation entraîne des problèmes environnementaux et sanitaires. Dans un livre publié par HEGOA (l’Institut des Études sur le Développement et la Coopération Internationale de l’Université du Pays basque), Las palabras de la Selva, Carlos MARTÍN BERISTAIN, Darío PÁEZ ROVIRA et Itziar FERNÁNDEZ analysent les différentes conséquences de l’exploitation pétrolière, depuis 25 ans par la multinationale Texaco, sur la forêt amazonienne en Équateur et sur ses habitants. Cet ouvrage, que l’on peut télécharger gratuitement ici, sera présentépar Carlos MARTÍN BERISTAIN à Bilbao, Saint Sébastien et Vitoria respectivement les 6, 11 et 13 mai prochains. La conclusion de cet excellent document, que je reproduis ci-dessous, est sans appel:

Impacto de la contaminación petrolera de Texaco
Las comunidades y personas entrevistadas corresponden en un 30% a indígenas siendo el 70% población mestiza o colona. [...]
Un 72,4% de los encuestados sufrieron las consecuencias de accidentes como derrames de piscinas, de oleoductos y en menor medida de sísmicas y mecheros. Estos accidentes conllevaron la contaminación frecuente de cursos de agua y tierra. Además las frecuentes prácticas de petrolear caminos produjeron contaminación por lixiviado y la práctica de incendiar piscinas de crudo generó una amplia difusión de contaminantes.
Estos datos están apoyados por los testimonios de las personas afectadas, grupos focales y documentación de la época (ver anexo de quejas y demandas).
Los accidentes se asocian entre sí, mostrando un patrón múltiple en las personas afectadas.
El análisis de frecuencias muestra la gran afectación de los diferentes accidentes en una amplia gama de aspectos de la vida, combinando la afectación de los cursos de agua con enfermedades de los animales, problemas de salud de las personas y el impacto en los cultivos. Tienen por tanto un impacto ecológico y social que puede explicarse fundamentalmente por la contaminación del agua y tierra.
Entre un 81,4% y un 95,9% de la población encuestada señala una afectación grave a la naturaleza como consecuencia de la actividad petrolera de Texaco con la afectación de aguas, muertes de animales, rotura de piscinas, o quema de crudo.
Las explotaciones petroleras de la empresa Texaco, así como los numerosos episodios de contaminación referidos, afectaron la biodiversidad de la zona y de forma grave las actividades de caza y pesca que eran básicas en el modo de vida y la alimentación de las comunidades indígenas. El 31,2% de los encuestados, refirió haber consumido frecuente o muy frecuentemente animales muertos, especialmente peces muertos (13,6% y 17,6%) a consecuencia de la contaminación. Cuando la comunidad carecía de información sobre los riesgos del consumo de los peces y animales muertos por la contaminación se incrementaba su consumo. Dicho consumo fue más frecuente en las comunidades indígenas.
Un 65,13% de los encuestados mostraron sufrimiento o duelo a causa de los accidentes.
Este impacto no fue solo en el ámbito familiar sino especialmente colectivo y comunitario. Los efectos socioeconómicos de los accidentes fueron muy notables, en un 93% ocasionando pobreza y destrucción de chacras en 87,8%. La destrucción de las chacras conlleva la pérdida de cultivos, limitando los recursos alimenticios y las condiciones de vida.
Las pérdidas de animales domésticos, como vacas, caballos, gallinas o chanchos fueron referidas con una frecuencia entre el 23,8% y el 46,8% de los entrevistados según el tipo de animales. Solo un 31,1% refirió no haber tenido alguna de estas pérdidas. La media de pérdidas referida de 4,23 vacas, de caballos perdidos 0,74, la media de gallinas perdidas es de 28,75 y la chanchos de 4,66. La gran mayoría de estas pérdidas se dieron en comunidades de población mestiza.
El 74,1% de los entrevistados señalaron haber tenido pérdidas de tierra como consecuencia de la contaminación o la explotación petrolera, tanto por contaminación directa, pérdida de capacidad productiva y destrucción de chacras. La media de hectáreas dañadas referida en esos años es de 5,70. Las comunidades indígenas refieren mayor influencia de la pérdida de tierras. Los resultados muestran que a mayor cercanía a las instalaciones mayor referencia a destrucción de chacras y al nivel de afectación de las mismas.
Un 22,1% de los encuestados tuvieron que desplazarse a causa de la Texaco, por el impacto negativo en el agua o la tierra. El desplazamiento fue mayor entre la población indígena.
Nueve de cada diez personas encuestadas no contaron con ninguna información proporcionada por la Texaco sobre los riesgos de la contaminación por petróleo. Esta ausencia generalizada de información aumentó la exposición al riesgo. Esta exposición se dio más en las comunidades indígenas debido al desconocimiento del castellano, el miedo a los cucamas (hombres blancos) de Texaco, y la distancia cultural.
Las actividades infantiles ligadas a los ríos y esteros, como la natación y la pesca se vieron afectadas en un grado muy alto. El contacto directo con el crudo como parte de sus juegos fue una experiencia relatada como muy frecuente en un 76,4% de los encuestados.
Pérdida de territorio e impacto cultural en comunidades indígenas
La caza y la pesca eran los medios tradicionales de vida y formaban parte de la cultura de los pueblos amazónicos. Los encuestados de las diferentes etnias refieren que la caza y pesca se alteraron bastante o mucho en un 94,1% (56,4% y 37,8% respectivamente) como consecuencia de las actividades petroleras de Texaco.
También la relación con la naturaleza se alteró en la misma medida (bastante o
mucho) en un 92,4% (50,8% y 41,6% respectivamente). Hay que tener en cuenta que la relación con la naturaleza forma parte de la ecología cultural de los pueblos indígenas, basada en la relación con los ancestros, las relaciones de reciprocidad y equilibrio con la naturaleza. Como resultado de todo ello, la vida de los pueblos indígenas empeoró de forma muy significativa por la pérdida y desplazamiento del territorio, según el 88,6% de los indígenas encuestados (45,6% bastante o mucho 43%).
El contacto forzado de las comunidades indígenas con los operadores de la empresa Texaco supuso una reestructuración de la vida cotidiana de dichas comunidades. Dicho impacto se dio por la pérdida de territorio, la introducción de costumbres y procesos de aculturación forzada sin ningún respeto por los pueblos que habitaban la selva, la pérdida de referentes culturales tradicionales que dependen de la selva como la medicina tradicional
y las condiciones de reproducción de la cultura, especialmente en la relación entre tierra, espiritualidad y papel de autoridades tradicionales. Otros elementos que tuvieron impacto según los grupos focales y las encuestas realizadas fueron la introducción del dinero, del alcohol y de nuevas enfermedades. Si bien algunos de estos efectos se deben en parte también a los procesos de colonización de la selva amazónica tanto los relatos de los grupos focales indígenas como las encuestas individuales muestran un patrón de afectación ligado también a la acción de la empresa en la zona.
La mayoría de los encuestados indígenas refirieron que la introducción del dinero afectó bastante o mucho en un 62,6%, generando mayor dependencia. Un 80,1% de los encuestados indígenas señala que tuvo mucha influencia en la aparición de nuevas enfermedades (bastante 45,7% o mucho 34,4%). Otros cambios culturales vinieron del cambio en las condiciones de vida. Varias comunidades tuvieron que agruparse para poder defender su territorio y forma de vida, como en el caso de los Secoyas.
La necesidad de vivir más concentrados supuso también un cambio en su estilo de vida. Dichos cambios afectaron de forma importante a un 76,2% de los indígenas.
También según el 85,5% de los encuestados indígenas el alcohol afectó bastante o mucho. Consumo de alcohol y contacto con la Texaco estuvieron asociados.
Para el 38,4% de las personas encuestadas el accionar de la Texaco tuvo influencia en la cohesión de las comunidades afectadas. Uno de cada cuatro (24,4%) refiere que afectó bastante o mucho a la confianza y una minoría significativa de encuestados de un 22% señalan que esto tuvo un impacto en que se dejaran de hacer trabajos comunitarios. Tanto el impacto de la actuación de la compañía en la unidad de la comunidad, la pérdida de confianza entre vecinos y el impacto en la participación comunitaria son estadísticamente más altos en los indígenas.
Globalmente el impacto de la Texaco en el desarrollo de las comunidades mestizas e indígenas es considerado mayoritariamente como negativo (83,6%).
Impactos en la salud
Un 58,4% de las personas entrevistadas considera mala o muy mala su salud. Una mayoría del 85,2% considera que se vio afectada bastante o mucho por las explotaciones de la Texaco. El impacto en las limitaciones funcionales fue también amplio pero en menor escala.
Para un 79,5% aumentaron bastante o mucho los problemas de salud. Los problemas de salud más frecuentemente atribuidos a la contaminación de Texaco fueron los problemas digestivos en un 84%, los problemas de piel en un 76,7% y los problemas respiratorios en un 84,8%. La percepción de salud personal y familiar es más negativa cuanto más cerca se estuvo de las instalaciones de Texaco. Un 88,2% de los encuestados afirmaron sentirse más tristes, deprimidos o nerviosos por ello. Para explorar si el daño a la naturaleza se relaciona o no con el impacto en la percepción de salud se realizaron correlaciones entre ambos grupos de variables. A mayor percepción de daño en el medio ambiente, mayor es la percepción negativa de las condiciones de salud personal, familiar y de salud afectada negativamente por la explotación petrolera de Texaco. La comparación entre encuestados mestizos e indígenas muestra que las asociaciones son más fuertes en el caso de los mestizos, con una mayor relación entre dichas variables. Estos datos son congruentes con la mayor cercanía a instalaciones petroleras de la Texaco en el caso de los mestizos.
Respecto a los indicadores de salud materno-infantil se encontró influencia en dos de ellos, el número de abortos por familia aumenta en relación al grado de exposición a las instalaciones y contaminación petrolera de la Texaco, así como los niños muertos entre 1 y 5 años, pero no en el resto (presencia de malformaciones, abortos en general o mortalidad infantil en menores de 1 año).
Durante la realización de los grupos focales se recogieron abundantes descripciones de casos de cáncer que la gente asoció a las consecuencias de la contaminación, especialmente en las comunidades mestizas. El 21,33% de las familias encuestadas han tenido al menos de un caso de cáncer en su núcleo familiar, y en una de cada cuatro familias en las que se han dado casos de cáncer se ha dado más de un caso. Nueve de cada diez encuestados que refieren más de un caso de cáncer en sus familias son mestizos, siendo el resto indígenas.

Se realizó un cruce de variables entre la distancia a instalaciones petroleras y la declaración de casos de cáncer referidas en las encuestas. El análisis estadístico con diferentes métodos muestra que a mayor cercanía a los pozos, más cáncer en familia, en el recinto comunitario y más muertos por cáncer. A menor distancia a piscina y mechero mayor número de casos de cáncer, así como también en el caso de los desechos.

El índice de exposición global a contaminación que se creó englobando las diferentes instalaciones y fuentes de contaminación mostró que el porcentaje de casos de cáncer en la unidad familiar muestra un perfil similar. A mayor cercanía, y por tanto mayor exposición, más casos de cáncer referidos.
El mayor número de casos de cáncer se da entre la población mestiza con una diferencia estadísticamente significativa. Estos datos son consistentes con que los mestizos estuvieron más expuestos a la contaminación petrolera. También son más frecuentes entre la población indígena más cercana a dichas instalaciones (Kichwas de Rumipamba) respecto a otros grupos étnicos (Cofanes y Sionas).

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Enfin, la pollution et les maladies provoquées par l’extraction pétrolière sont à l’origine de l’opposition actuelle à l’exploitation minière etun article de Daniel DENVIR sur le site du RISAL nous explique que les indigènes accusent le président équatorien de se vendre au secteur minier.

Guerre des ressources naturelles en Équateur

par Daniel Denvir, rédacteur en chef de Caterwaulquarterly.com.

Source : In These Times, 28 février 2009. Traduction : Arnaud Bréart, pour RISAL.info

En janvier, le pays a été secoué par des manifestations de masse contre l’exploitation minière à grande échelle.

En Équateur, il y a longtemps que les peuples indigènes et les campesinos (les paysans) demandent la nationalisation des ressources naturelles. Ces derniers temps, nombre d’entre eux exigent qu’elles ne soient plus exploitées du tout et bloquent les routes pour se faire entendre.

En réponse, le président Rafael Correa a traité les manifestants de « moins que rien » et d’« extrémistes ». Le gouvernement a fait arrêter certains des meneurs de ces protestations, qu’il accuse de terrorisme. En Amazonie, un leader a même disparu brièvement et est réapparu dans un hôpital de Macas, une ville amazonienne, blessé à la tête par une arme à feu. Des policiers ont également été blessés en tentant de démanteler les barrages.

En septembre, les électeurs équatoriens ont approuvé une nouvelle constitution soutenue par Alianza País, le parti politique de M. Correa. Le texte accorde notamment des droits à la nature et considère l’accès à l’eau comme un droit humain.

Mais Correa fait désormais pression en faveur de l’exploitation minière de métaux à grande échelle et, en janvier, il a obtenu du Congrès l’approbation d’une loi qui permettrait à des entreprises canadiennes, notamment les sociétés Kinross, Iamgold Inc. et Corriente Resources Inc, d’exploiter les ressources minières du pays.

Conjointement avec la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (CONAIE), les mouvements paysans locaux et régionaux invoquent la nouvelle constitution pour déclarer illégale la loi sur l’exploitation minière. La CONAIE, qui représente en Équateur les peuples indigènes de l’Amazonie, des hauts plateaux et de la côte, est l’un des mouvements sociaux les plus puissants d’Amérique latine.

Dans une interview accordée avant la promulgation de la nouvelle loi, Marlon Santi, le président de la CONAIE, a accusé Rafael Correa d’être sous l’emprise des compagnies minières étrangères. « Nous nous demandons quels sont les intérêts en jeu ici, puisqu’il y a bien d’autres lois importantes sur lesquelles travailler. Nous nous opposons à la loi actuelle sur l’exploitation minière », a déclaré M. Santi.

Du boom pétrolier de la fin des années 1960 aux actuelles propositions d’extraction du cuivre, de l’or et de l’argent, l’exploitation des ressources naturelles est depuis longtemps source de conflits en Équateur.

Dans la province amazonienne de Zamora Chinchipe, au sud de l’Équateur, la compagnie minière EcuaCorriente, une filiale de Corriente Resources Inc., est soupçonnée d’avoir mis sur pied un groupe de pression favorable à l’exploitation minière composé d’indiens Shuar. La société Corriente n’a pas commenté les allégations que le journal canadien Dominion a été le premier à publier.

Le Front de défense de l’Amazonie, qui représente les indigènes et les paysans, a intenté une poursuite de plusieurs milliards de dollars contre Texaco, accusant ce géant de l’industrie pétrolière d’avoir adopté des pratiques qui ont causé d’énormes dommages à l’environnement et rendu malades les résidents vivant à proximité des lieux d’extraction. Dans un rapport rédigé en 2008, un expert nommé par le tribunal a affirmé que les déversements de pétrole brut et l’abandon en grande quantité de liquides toxiques dans des centaines de puits non bouchés ont causé un grand nombre de cancers parmi la population et entraîné la disparition de tout un peuple indigène : les Tetete.

La pollution et les maladies qui découlent de l’extraction pétrolière sont à l’origine de l’opposition actuelle à l’exploitation minière industrielle. De plus, les expériences vécues par les opposants à l’exploitation minière dans d’autres pays latino-américains, comme au Pérou et au Guatemala, ont incité davantage les Équatoriens à résister.

Gonzalo Esp’n, un leader indigène ayant participé aux blocages des routes du mois de janvier dans la province andine centrale de Cotopaxi, affirme que le gouvernement devrait réguler l’exploitation minière à petite échelle et investir dans l’agriculture paysanne et durable.

Selon lui, « l’exploitation minière à grande échelle consiste simplement à permettre que nos ressources naturelles soient exportées vers d’autres pays qui nous les renverront sous forme de produits manufacturés. »

Les Intag, une communauté andine du nord, et les Sarayaku, une communauté amazonienne, ont montré comment résister. Depuis le début des années 1990, ces deux communautés empêchent les compagnies minières et pétrolières de s’implanter sur leurs territoires respectifs. Elles ont noué des alliances avec des groupes de défenseurs de l’environnement urbains et des groupes de soutien en Europe et en Amérique du Nord pour faire pression sur les entreprises étrangères et le gouvernement équatorien.

Le 24 janvier, dans son discours hebdomadaire radiodiffusé, quelques jours après les manifestations les plus importantes, Rafael Correa s’est engagé à poursuivre l’exploitation minière à grande échelle. « Il est absurde que certains veuillent nous forcer à rester comme des mendiants assis sur un trésor », a-t-il déclaré.

Les leaders indigènes et paysans sont en train d’envisager la possibilité de former une coalition en vue de rivaliser avec Rafael Correa aux élections du mois d’avril. Bien que la réélection du président soit pratiquement assurée, les militants espèrent gagner un certain nombre de sièges à l’Assemblée nationale de façon à accroître la visibilité du mouvement.

« La CONAIE continuera de lutter pour les droits territoriaux et contre la pollution de l’environnement », a déclaré récemment la confédération indigène. « Nous allons surveiller de près les concessions minières et dénoncer les cas pour lesquels il n’y aura pas eu de consentement préalable libre et éclairé, par tous les moyens disponibles, y compris les mécanismes internationaux. »

En Équateur, et dans les pays du Sud, ce sont souvent les peuples les plus opprimés qui résistent à l’exploitation minière et expriment une nouvelle manière de concevoir le développement durable.

Pour Susan, une militante Kichwa adolescente, les peuples indigènes de l’Équateur sont en train de s’unir pour continuer d’avoir accès à l’eau propre dont dépend leur survie.

« Nous sommes en train de prouver que nous ne sommes pas des moins que rien », dit-elle. « Nous sommes un peuple entier qui se bat. »

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