
Après l'attaque, des policiers montent la garde devant la Cathédrale Notre-Dame du Perpétuel Secours, à Bagdad (Source: REUTERS/Mohammed Ameen)
Depuis l’attaque, le 31 octobre, à Bagdad, d’une église chrétienne par un groupe d’al-Qaida, les mots manquaient pour exprimer ce que je ressentais. Ou ils semblaient vains. Dans un excellent billet, KOZ a très bien résumé ce sentiment: “Que feront quelques mots pour les chrétiens d’Orient ? Que feront quelques lignes pour les catholiques de Bagdad ? Quelques mots posés pour s’acquitter un peu de notre mauvaise conscience. Quelques mots pour espérer conjurer notre impuissance.” Puis j’ai lu de nombreux commentaires très intéressants, notamment à la suite d’une réaction de PHILARÊTE, qui m’ont amené à me demander si je n’étais pas davantage touché parce que je partage avec les victimes une même identité, à savoir que nous appartenons à la communauté chrétienne. Une communauté chrétienne au sens large, œcuménique, puisque je suis protestant. Et hier, après avoir lu des témoignages publiés par Le Figaro, il m’a semblé si évident que l’attaque de la cathédrale de Bagdad marquait une nouvelle étape dans ce qui ressemble fort à un génocide religieux qu’il était devenu insupportable de garder le silence. Peu importe que l’on soit chrétien: on ne peut rester indifférent au calvaire des Chrétiens d’Irak. Et, plus généralement, quand on voit le sort réservé aux Chrétiens d’Orient, de plus en plus misérable, on peut se demander si le multiculturalisme est possible en terre d’Islam quand celle-ci est en proie au fondamentalisme. Lire la suite


