
Durant le mois de juillet, on nous a beaucoup parlé de la famine qui sévit dans la Corne de l’Afrique. La Somalie est particulièrement touchée car une terrible sécheresse, qui dure depuis deux ans et qui a d’abord affecté les récoltes et l’élevage, est venue s’ajouter à la guerre civile. On estime que 3,7 millions de Somaliens souffrent d’insécurité alimentaire. Les agences des Nations Unies, telles que l’OCHA, le HCR, l’UNICEF ou la FAO, se sont mobilisées et ont dénoncé une situation catastrophique qui, en attendant la prochaine saison des pluies, en octobre, risquait de s’amplifier: “La situation actuelle représente la plus sévère crise humanitaire dans le monde aujourd’hui et la pire crise de sécurité alimentaire depuis la famine de 1991-1992 en Somalie”, selon l’ONU qui ajoute que “près de 12 millions de personnes” sont menacées. Les médias nous ont montré les images habituelles de terres arides, d’enfants décharnés, de camps de réfugiés, et de distribution de vivres à des silhouettes fantomatiques. Étrangement, un mois plus tard, on n’entend guère parler de cette famine. Lire la suite


