
Ce vendredi était férié en Gipuzkoa: c’était la fête de la Vierge d’Arantzazu. Comme à l’accoutumée, en l’honneur de la patronne du Gipuzkoa, pèlerins et randonneurs ont afflué par milliers à Arantzazu, les uns pour assister à la messe, les autres pour grimper jusqu’au plateau d’Urbia. Au même moment, la vuelta cycliste entrait en Euskadi pour la première fois depuis 33 ans.
Deux événements, l’un religieux, l’autre sportif, qui ont attiré les habituels manifestants de la gauche abertzale. Devant la basilique d’Arantzazu ou sur le passage des coureurs cyclistes, ils étaient là, brandissant inlassablement leurs drapeaux en faveur des etarras emprisonnés. Ces manifestations sont si systématiques qu’elles font désormais partie du folklore local. Un folklore entêté, quelque peu lourdingue. On a pu découvrir que le message avait légèrement évolué et que les abertzales demandent à présent le retour à la maison non seulement des prisonniers (presoak) mais aussi des fugitifs (iheslariak), ce qui peut prêter à sourire… Ils oublient les victimes: c’est vrai qu’il sera difficile de faire revenir les morts à la maison.

