Ce 28 novembre, alors que l’agence de notation Moody’s affirme que «l’aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les pays européens», l’OCDE s’est inquiétée des risques de récession dans la zone euro. On le voit, la zone euro est au coeur de l’actualité. La crise de la dette grecque (350 milliards d’euros, soit 160% du PIB) menace de s’étendre à une zone euro qui est fragilisée par la baisse des valeurs du secteur bancaire européen et par la hausse des taux d’intérêts. Les marchés financiers en viennent donc à douter de l’avenir de la zone euro et l’on commence, ici ou là, à remettre en question l’existence même de l’euro. Le sort de la monnaie unique semble désormais se jouer en Italie et en Espagne. Or, en supposant que l’euro disparaisse, qui le regrettera? Que représente cette monnaie, sinon une monnaie sans identité? Doit-on s’alarmer lorsque Nouriel ROUBINI, économiste américain qui avait prévu avant tout le monde la crise financière, annonce l’effondrement «imminent» de la zone euro? Ne l’a-t-on pas cherché: cette zone euro n’est-elle pas finalement destinée à n’être peuplée que de zonards? Lire la suite

