Un évêque défenseur des Indiens d’Amazonie reçoit le Prix Nobel alternatif

Erwin Kräutler (Photo: Karl Gabor)

L’évêque catholique Erwin KRÄUTLER, qui exerce son ministère dans la région du Xingu, au Brésil, a reçu le Right Livelihood Award, connu comme le Prix Nobel alternatif, pour son action en faveur des Indiens du Brésil. Lors de la cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée lundi au parlement suédois, il a été honoré "pour avoir consacré sa vie à la défense des droits humains et environnementaux des peuples autochtones et pour ses efforts sans relâche pour sauver la forêt amazonienne de la destruction". Lire la suite

Les barrages hydroélectriques menacent les peuples autochtones (2)

Un barrage dans la forêt amazonienne © Survival

Avec l’augmentation constante des besoins énergétiques, les peuples autochtones ne souffrent pas seulement de l’exploitation pétrolière sur leurs terres: de l’Amérique latine à Bornéo, en passant par l’Ethiopie, ils subissent aussi les conséquences de la construction de barrages hydroélectriques. Petite revue de presse.

En Amérique latine.

Le bassin amazonien, déjà convoité par les compagnies pétrolières, est menacé par de nombreux projets de barrage.

Des Enawene Nawe boucanent le poisson © Fiona Watson/Survival

Les Enawene Nawe conservent le poisson © Fiona Watson/Survival

Ce lundi 5 juillet, une dépêche de Survival International nous apprend que trois cents Indiens Enawene Nawe, armés d’arcs et de flèches, se sont réunis dans la ville brésilienne de Sapezal, dans l’Etat amazonien du Mato Grosso, pour protester contre la construction de plusieurs dizaines de barrages hydroélectriques sur la rivière Juruena. J’en avais déjà parlé dans ce billet: ces barrages menacent de détruire les ressources halieutiques locales; or le poisson constitue une part essentielle du régime alimentaire des Enawene Nawe. L’inquiétude s’est accrue en juin, lors du rituel annuel du yãkwa, au cours duquel les Indiens ont l’habitude de construire des barrages de branchages tressés pour capturer des poissons qui seront ensuite  boucanés et offerts aux esprits: pour la deuxième année consécutive, la pêche a été infructueuse, ce qui a été vécu comme une catastrophe. Juliana de ALMEIDA, de l’OPAN, une ONG qui travaille avec les Enawene Nawe, a résumé le sentiment des Indiens : "[Ils] sont consternés par la raréfaction des poissons et le degré de pollution de la rivière". C’est un paradoxe: plusieurs de ces barrages, qui risquent d’affamer les Indiens, sont financés par la compagnie Maggi, pour satisfaire les besoins de la culture intensive du soja destinée à l’exportation. La culture du soja a permis en effet au Mato Grosso de s’intégrer à l’économie mondiale: une fois de plus, des peuples autochtones sont victimes de la mondialisation. Survival nous invite à écrire au gouvernement brésilien pour lui exprimer notre préoccupation et l’exhorter à stopper ces projets de barrages hydroélectriques.

Carte du Belo Monte (Sources: BBC News et Electrobras)

Toujours en Amazonie, mais plus au nord, dans l’État brésilien du Para, les Indiens Kayapó se mobilisent contre le projet du barrage hydroélectrique géant Belo Monte sur le Xingu, l’un des principaux affluents de l’Amazone.  Après avoir déjà manifesté en octobre dernier, ils se sont rendus le 12 avril à Brasilia pour protester contre ce projet. Mais en vain: le gouvernement du président Luiz Inacio LULA DA SILVA argue que le barrage est indispensable pour répondre aux besoins énergétiques du pays et c’est finalement le consortium Norte Energia, dirigé par une filiale du groupe brésilien Eletrobras, qui a remporté le 20 avril l’appel d’offres pour la construction du barrage. C’est une défaite pour les Indiens et pour les écologistes, comme on pouvait le lire dans Le Point. L’impact de ce méga-barrage, censé détourner sur 100 kilomètres plus de 80% des eaux du Xingu, sera catastrophique, aussi bien pour les Indiens que pour l’environnement: il inondera un immense territoire d’environ 50000 hectares, obligera plus de 20000 familles à migrer et asséchera certaines parties du Xingu, réduisant ainsi le stock de poissons dont les Indiens de la région, notamment les Kayapó, les Arara, les Juruna, les Araweté, les Xikrin, les Asurini et les Parakanã, ont besoin pour vivre.

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Manifestation du peuple Emberá Katío (source: ONIC)

Enfin, toujours en Amérique latine, au Nord-Ouest de la Colombie, à la frontière avec le Panama, le peuple Emberá Katío, qui vit dans une réserve indigène située dans le bassin du Haut Sinú, est menacé par la construction d’un nouveau barrage. Déjà, en 1993, un premier barrage hydroélectrique, «Urrá I», avait été construit sur la rivière Sinú par la société suédoise Skanska, et cela sans que les communautés indigènes aient été consultées. Dans le n°75 (février 2010) de sa revue Ikewan [1],  ICRA a dressé le bilan de ce barrage. Et il est accablant:

7400 hectares de terres sont inondés. La plupart de ces terres sont fertiles mais des lieux sacrés sont également touchés. L’effet négatif du barrage ne s’arrête pas aux terres, l’hydrologie du fleuve est profondément perturbée. Le cycle du frai des poissons est irrémédiablement coupé et le nombre d’espèces baisse drastiquement. Les carences dans l’alimentation ainsi que l’apparition du paludisme augmentent les maladies et la mortalité des enfants. [...] Les embarcations traditionnelles, peu adaptées au nouveau contexte sont troquées contre des barques à moteur, chères à ravitailler en carburant.

L’ONIC (Organización Nacional Indígena de Colombia) a également dénoncé les conséquences sociales calamiteuses de la construction de ce barrage: les Senú et les Embera-Katío ont été obligés de quitter leur territoire traditionnel. Ils ont échoué dans des bidonvilles urbains, avec des conditions de vie misérables, et se sont retrouvés confrontés à de nouveaux problèmes tels que l’acculturation, l’alcoolisme, la toxicomanie ou la prostitution. Les enfants sont abandonnés et tombent dans la délinquance, quand ils ne sont pas impliqués dans le conflit armé colombien.

Aujourd’hui, le gouvernement colombien est décidé à construire un nouveau barrage:  57000 hectares devraient être inondés. Un tel projet signifie concrètement le déplacement des quatre mille Emberá Katío qui vivent dans le Haut-Sinú. De façon à mener à bien ce projet, et en prétextant la présence de la guérilla, le gouvernement colombien a renforcé la présence militaire dans la région, ce que les Indiens dénoncent:

Les groupes armés illégaux (principalement les groupes de guérilleros et les groupes paramilitaires) ainsi que la Force Publique ont pénétré avec les armes dans notre territoire ancestral, mettant en danger nos vies, empêchant la jouissance effective de nos droits ethniques et culturels sur notre territoire et menant des actions qui violent nos droits fondamentaux individuels et collectifs.

Les revendications des Emberà Katío sont simples: ils demandent l’abandon du projet de construction du barrage et la démilitarisation de leur territoire. Pour eux, c’est une question de survie.

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À Bornéo.

Les barrages sont en cours de construction sur la terre des Penan. © Survival

Le 25 février dernier, Survival nous révélait que le directeur de Sarawak Energy, l’entreprise norvégienne chargée de construire un méga-barrage sur le territoire des Penan, un peuple indigène qui vit dans la partie malaisienne de l’île de Bornéo, avait été mis en cause par les médias norvégiens pour violation des droits des peuples indigènes:

Les normes internationales mises en place par les Nations Unies exigent que tout projet de développement en territoire indigène ne peut avoir lieu sans le consentement libre, préalable et informé des populations concernées. Or les Penan affectés par le barrage hydroélectrique de Murum ont certifié ne pas avoir eu d’autre choix que celui de quitter leur terre. [...]

Dans un récent rapport sur le projet du barrage de Murum, la Commission des droits de l’homme malaisienne dénonçait : ‘Au lieu de demander aux communautés indigènes si elles voulaient ou non être déplacées, les ‘consultations’ menées par les autorités ont seulement consisté à informer les communautés de la décision gouvernementale et des impacts que le projet auraient sur elles’.

Le barrage de Murum est le premier d’une série de nouveaux méga-projets hydroélectriques planifiés par le gouvernement de l’Etat du Sarawak qui provoqueront le déplacement de milliers d’autochtones. De nombreux observateurs malaisiens remettent en cause la construction de ces barrages arguant qu’ils dépassent largement les besoins énergétiques du Sarawak.

Les Penan qui ont été relocalisés pour faire place au barrage de Bakun déjà en activité sont maintenant dans l’incapacité de chasser ou de pratiquer la cueillette, et les petites parcelles qui leur ont été attribuées ne leur fournissent pas suffisamment de nourriture.

Reconnaissant que 1 350 personnes seraient affectées par le barrage de Murum, le directeur de Sarawak Energy a résumé la problématique qui se pose ici: "Nous sommes confrontés à un dilemme qui se pose entre le besoin de développer des ressources qui concernent la majorité et les aspirations des peuples indigènes qui veulent rester sur leurs terres".

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La vallée de l’Omo (Ethiopie et Kenya).

Mursi et Kwegu, Vallée inférieure de l'Omo, Ethiopie (Source: Survival)

En Éthiopie,  les peuples qui  vivent dans la vallée de l’Omo sont menacés par la construction d’un barrage gigantesque. Ce barrage, nommé Gibe3 , en partie financé par la plus grande banque chinoise et construit par des entreprises italiennes et chinoises, supprimera la crue naturelle de l’Omo, qui dépose des limons fertiles sur ses berges. Par conséquent, il va affecter les conditions de vie de 200 000 autochtones qui pratiquent  notamment une agriculture de décrue. Le mur du barrage, qui s’élèvera à 240 mètres, sera le plus haut d’Afrique et le lac-réservoir s’étendra sur 150 km2. La construction devrait être terminée en 2012.

Plusieurs ethnies vivent dans la vallée de l’Omo: les Bodi (Me’en), les Daasanach, les Kara (ou Karo), les Kwegu (ou Muguji), les Mursi et les Nyangatom.  Pour survivre aux contraintes d’un milieu semi-aride, ces peuples ont développé des modes de vie qui les rendent dépendants de la rivière et de sa décrue: ils utilisent le limon déposé sur les berges du fleuve par le lent retrait des eaux. Cela leur permet aussi de faire des échanges avec des tribus voisines, telles que les Hamar, les Chai ou les Turkana. Cet équilibre va disparaître avec le barrage: les cultivateurs et éleveurs de la vallée seront privés de ressources et seront donc exposés à l’insécurité alimentaire. D’ailleurs, certains peuples autochtones de la vallée, comme les Kwegu, sont déjà confrontés à la famine. Or, si les terres fertiles sont plus rares, on peut redouter que des conflits éclatent entre ces peuples pour leur possession.

Enfin, comme Survival l’a souligné en mars dernier, le gouvernement a violé la Constitution éthiopienne et le droit international dans le processus d’acquisition:

Le gouvernement éthiopien projette de céder de grandes parties des territoires indigènes de la vallée de l’Omo à des compagnies et des gouvernements étrangers pour y pratiquer l’agriculture à grande échelle, dont celle d’agrocarburants qui sera irriguée par l’eau du barrage.

La plupart des peuples indigènes qui seront affectés par le barrage ne connaissent rien du projet. Le gouvernement éthiopien qui impose une forte répression sur les organisations indigènes a dissous 41 associations communautaires locales, empêchant ainsi les communautés d’organiser des réunions à propos du barrage.

Les peuples autochtones seront dépossédés de leurs terres. Le gouvernement éthiopien envisage de les céder à des compagnies étrangères pour qu’elles y pratiquent une agriculture intensive irriguée par l’eau du barrage. On parle notamment de production d’agrocarburants.

ICRA précise que le barrage aura également des conséquences au Kenya, sur le cours de l’Omo et  le lac Turkana:

On estime que le niveau du lac devrait baisser de 10 mètres, affectant plus de 300.000 personnes. D’abord en augmentant la salinité de l’eau, ce qui la rendrait non potable. Cette salinité mettrait en péril certaines espèces de poissons, ce qui affecterait plus de 100.000 personnes liées à l’industrie locale de la pêche. Enfin, cet impact sur la pêche aura des conséquences sur la sécurité alimentaire et l’économie locale de plus de 300.000 Kenyans.

Pour plus d’informations sur le Gibe3, visitez le site de la campagne stopgibe3.

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Le poisson constitue une part essentielle du régime alimentaire des Enawene Nawe

Brésil: les attaques contre les Guarani se multiplient

Damiana_religious_leader_of_Apyka_y.CIMI

En moins d’une semaine, deux villages de la communauté guarani-kaiowá, au Brésil, ont été attaqués et incendiés. Cette flambée de violence intervient seulement quelques jours après des déclarations du président brésilien Luiz Inacio LULA DA SILVA remettant en question le statut des réserves indigènes: “On ne peut délimiter une réserve pour avoir une quantité énorme de terres totalement improductives, sans aucun rendement (…). L’idée selon laquelle elles doivent rester intouchables est terminée”, avait-il dit.

Dans un premier temps, des inconnus ont attaqué le village Laranjeira Nanderu: ils en ont expulsé les 130 Indiens qui y vivaient puis ont tout détruit. Comme Survival le précise dans une dépêche, les Indiens ont trouvé refuge en bord de route dans un camp précaire qu’ils ont monté en attendant que le gouvernement confirme leurs droits sur ces terres ancestrales qui leur avaient été confisquées dans les années soixante:

La communauté, connue sous le nom de Laranjeira Ñanderu, avait été expulsée de son territoire ancestral dans les années 1960 par des éleveurs de bétail qui l’occupent encore aujourd’hui. Ils avaient réussi à obtenir une ordonnance du tribunal pour que la police expulse les Guarani. Ces derniers se sont finalement réinstallés sur une petite partie de leurs terres en décembre 2007. L’un deux avait alors déclaré : ‘Je suis né ici. C’est notre terre. Nous n’avons nulle autre part où aller’.

Puis, le 18 septembre, dix hommes armés s’en sont pris à la communauté guarani-kaiowá d’Apyka’y: ils ont frappé et blessé les Indiens et ont incendié les maisons. Survival met en avant les relations extrêmement tendues entre les Indiens et les fermiers locaux:

Les hommes de main ont prévenu les Indiens que s’ils ne quittaient pas leurs campements au bord de la route, ils mourraient. La communauté n’a pas les moyens de reconstruire son campement et vit dans la crainte de nouvelles représailles. Survival a reçu des rapports révélant que les agents de sécurité des fermiers locaux refusaient aux Indiens l’accès à l’eau situé dans la ferme. Tout porte à croire que le fermier a envoyé ses hommes de main dans la communauté pour les empêcher de prendre de l’eau chez lui.

Les Guarani-Kaiowá de la communauté d’Apyka’y vivent au bord de la route de manière intermittente depuis six ans. Ils ont tenté à plusieurs reprises de récupérer leur ‘tekoha’, leur terre ancestrale, dont ils ont été expulsés par les propriétaires terriens il y a une dizaine d’années. Suite à la dernière tentative des Indiens pour récupérer leur territoire, le fermier a obtenu un ordre d’expulsion des tribunaux et la communauté a été évincée en avril 2009.

En juin 2009, la communauté d’Apyka’ écrivait une lettre désespérée à la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement brésilien, l’exhortant à mettre en œuvre les accords qui prévoient la démarcation des terres guarani. ‘Démarquerez-vous les terres des Indiens? … Nous devons savoir ce qui se passe avec notre territoire. L’avons-nous perdu ou pas? … Résoudrez-vous enfin ce conflit territorial? Il le faut absolument pour le bien de notre communauté.’

ICRA International nous rapporte que le procureur de Dourados connaît parfaitement la situation: “De nombreux fermiers se rassemblent la nuit et sèment la terreur” parmi les Guarani Kaiowa, a déclaré le procureur de Dourados, Marco Antonio Aleida. “Les deux cas sont étroitement liés à la valorisation des terres (des indigènes) pour des projets” de production de sucre et d’éthanol, a-t-il ajouté. C’est en effet la culture intensive de la canne à sucre dans le Mato Grosso pour produire de l’éthanol qui prive les indigènes Guarani de leurs terres.

Pour plus d’informations

Pérou: abrogation de deux décrets sur l’exploitation de l’Amazonie

Une dépêche de l’AFP, publiée hier soir sur le site du Monde, nous apprend que le Parlement du Pérou a abrogé hier deux décrets sur l’exploitation des ressources de l’Amazonie qui étaient à l’origine de la crise qui opposait depuis plusieurs mois le gouvernement péruvien et les populations autochtones de l’Amazonie. Les Indiens menaient en effet une campagne de protestation contre ces décrets qui permettaient à des entreprises multinationales d’exploiter les ressources naturelles de leur territoire. Le conflit prit une tournure dramatique le 5 juin dernier lorsque les forces policières tentèrent de déloger par la force des Indiens qui bloquaient une route dans la région de Bagua, au nord du Pérou. Les affrontements entre les Indiens et les forces de l’ordre, qui n’hésitèrent pas à ouvrir le feu depuis leurs hélicoptères, firent plusieurs dizaines de morts.

Pérou : le Parlement révoque deux décrets sur l’exploitation de l’Amazonie

LEMONDE.FR avec AFP | 18.06.09 | 22h46
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Le Parlement du Pérou a révoqué jeudi 18 juin deux décrets-lois sur l’exploitation des ressources d’Amazonie, à l’origine d’une crise entre l’Etat et les communautés indigènes depuis deux mois, et de violences qui ont fait 34 morts il y a deux semaines. Le vote acquis à une large majorité est un signe d’une probable sortie de la pire crise politique du gouvernement de centre-droit d’Alan Garcia, au pouvoir depuis 2006. Le Parlement a abrogé les textes régissant l’exploitation privée de zones forestières d’une part, et le régime de propriété des terres. Les communautés indiennes les rejetaient faute de consultation préalable, et parce qu’elles y voyaient une porte ouverte à la surexploitation de l’Amazonie.
L’abrogation du décret le plus contesté, le décret 1090 dit "Loi forestière et de faune sylvestre" – la "Loi de la jungle", comme l’a surnommé la presse –, avait été proposée mercredi par le premier ministre Yehude Simon, concession de l’Etat pour renouer le dialogue avec les Indiens. Simon avait aussi annoncé qu’il démissionnerait une fois la crise résolue.

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L’AIDESEP, la principale organisation indigène, a publié le communiqué suivant, estimant que l’abrogation des décrets marque“un jour historique pour les peuples indigènes”:

Día histórico para los pueblos indígenas

AIDESEP, 18 de junio de 2009. A nombre de los pueblos indígenas, la vicepresidenta de la Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana (Aidesep), Daysi Zapata, expresó hoy su satisfacción por la decisión del Congreso de la República de derogar los cuestionados decretos legislativos 1090 y 1064 y exhortó al gobierno iniciar un diálogo sincero y transparente para el bien del país.

“Hoy es un día histórico, estamos agradecidos porque la voluntad de los pueblos indígenas ha sido escuchada y solo esperamos que en el futuro, los gobiernos atiendan y escuchen a los pueblos, que no legislen a espaldas de ellos”, enfatizó.

Acompañada de decenas de dirigentes nacionales y regionales con quienes acudió al recinto legislativo, Zapata saludó la actitud del presidente Alan García por darles la razón al dar marcha atrás con sus decretos que las comunidades indígenas consideraron atentatorio contra la amazonía, aunque expresó –nuevamente- que si esta decisión hubiera sido antes, se habría evitado lamentables muertes y enfrentamientos entre peruanos.

“Hoy mismo desde AIDESEP estaremos llamando a nuestras bases para que levanten sus medidas de lucha”, señaló. “Mis hermanos de Yurimaguas –agregó- afirmaron que volverán a sus comunidades, apenas los congresistas deroguen los decretos legislativos”.

La representante de Aidesep pidió, asimismo, que se deroguen los siete decretos legislativos restantes. Demandó además al Ejecutivo levantar cuanto antes el estado de emergencia y toque de queda instaurados en la ciudad de Bagua, la persecución política y hostigamiento a seis dirigentes de Aidesep, incluyendo al líder indígena Alberto Pizango.

Sobre el presidente de Aidesep, Zapata expresó sus deseos de que retorne pronto de Nicaragua al Perú, por lo que pidió a las autoridades cesar todo tipo de persecución.

“Quiero agradecer a los hermanos peruanos de la costa, sierra y selva por todo el apoyo que nos han dado”, dijo.

Zapata aclaró que ni la dirigencia ni los hermanos indígenas han sido manipulados por organismos no gubernamentales. “Trabajamos con las bases regionales que son las que llevan la voz de los pueblos indígenas. Nosotros no estamos manipulados ni por las ONG ni por los grupos políticos, defendemos los justos derechos de los pueblos indígenas”, precisó.

Invocó a la mesa directiva y a la representación nacional levantar la suspensión aplicada a  los siete congresistas que fueron –dijo- injustamente sancionados por defender los derechos de los indígenas.

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Il aura donc fallu que le sang soit versé pour que le gouvernement péruvien prenne conscience des revendications des Indiens. La semaine dernière, un reportage diffusé sur ETB2 nous apprenait que, parmi les Indiens victimes de la répression policière dans le nord du Pérou, Santiago MANUIN VALERA avait été grièvement blessé. Santiago Manuin est un indien aguaruna (une communauté lingüistiquement proche des Jivaros) et il est le président du comité de lutte provincial de Condorcanqui. Dans l’une de ses dernières interviews, ci-dessous, il nous explique que l’indigène existe par son territoire. En effet, alors que les Occidentaux ont une approche productiviste et mercantile du territoire, les Indiens lui donnent un caractère sacré car ils en sont dépendants pour leur survie: "concebimos a la selva, el bosque, el aire como a nuestros hermanos, yo voy a morir si no los cuido".

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Aux dernières nouvelles, Santiago Manuin est hospitalisé à Bagua et son état de santé évolue favorablement.

Manifestation d’Indiens en Amazonie: 45 morts

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Nous avons parlé récemment des tensions entre le gouvernement péruvien et les Indiens de l’Amazonie et l’on pouvait craindre le pire. Les événements ont en effet pris ce vendredi une tournure tragique et une dépêche de l’AFP, citée par le Figaro, nous apprend que des affrontements particulièrement violents ont fait au moins 45 morts et 109 blessés à Bagua, dans le nord du Pérou.

Manifestation en Amazonie : 45 morts

AFP 06/06/2009

Des Indiens d’Amazonie qui protestaient contre l’exploration gazière et pétrolière sur leurs terres ont affronté la police vendredi au Pérou, dans une région de jungle reculée. Les affrontements ont fait 20 morts parmi les policiers et au moins 25 parmi les manifestants.

On faisait dans un premier temps état de 11 morts dans les rangs des forces de l’ordre. Mais neuf autres policiers ont été tués lorsque l’armée a repris le contrôle d’une installation de la compagnie pétrolière étatique Petroperu, où les manifestants retenaient 38 policiers otages, a annoncé le ministre de la Défense Antero Florez.
Il a précisé, sur les ondes de la radio, que 22 policiers avaient été secourus et que sept étaient portés manquants.

Les journalistes n’ont guère accès à l’autoroute qui traverse la forêt amazonienne dans ce territoire lointain. Selon le chef de cabinet du gouvernement Yehude Simon, il y aurait en tout 109 blessés.

Le couvre-feu a été décrété vendredi soir dans la zone tandis que les autorités annonçaient 36 arrestations.

Ces violences politiques, les pires qu’ait connues le Pérou depuis des années, augurent mal de la poursuite des projets du président Alan Garcia, fervent avocat du développement des ressources naturelles du pays malgré les objections des autochtones.

Les incidents ont éclaté avant l’aube quand des policiers ont détruit un barrage routier construit par quelque 5.000 Indiens dans le secteur de Curva del Diablo, la Courbe du diable, dans la province d’Utcubamba (nord du Pérou).
Selon les dirigeants de la manifestation, la police a ouvert le feu depuis des hélicoptères sur les manifestants indiens pacifiques, tirant à balle réelles et lançant des gaz lacrymogènes. Dans la version du directeur national de la police, Jose Sanchez, ce sont les manifestants qui auraient assailli les policiers avec des armes à feu, et mis le feu à des bâtiments publics.

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De son côté, l’agence Associated Press ajoute:

Les Indiens d’Amazonie ont accusé le gouvernement de "génocide" à leur encontre, et déplorent, outre les 25 tués, parmi lesquels trois enfants, 50 blessés, dont 14 graves, d’après Servando Puerta, un leader indigène. Selon un dirigeant de l’association humanitaire Amazon Watch, les Indiens auraient désarmé des policiers, en situation de légitime défense. Le principal chef du mouvement indien, Alberto Pizango, a déclaré que les manifestants, sans armes, n’avaient pas pu tuer de policiers. Il a demandé l’intervention d’organisations de défense des droits de l’Homme avant de plonger dans la clandestinité: les autorités ont ordonné en effet son arrestation pour sédition.

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L’information est confirmée par la principale organisation d’indiens du Pérou, l’AIDESEP, mais aussi par ICRA International, par la Coordinadora Nacional de Derechos Humanos et par Amazon Watch:

Bagua, Peru (June 6, 2009) – In the early morning hours on Friday, Peruvian Special Forces staged a violent raid on a group of indigenous people at a peaceful blockade on a road outside of Bagua in a remote area of the northern Peruvian Amazon resulting in 25 civilians confirmed dead and more than 150 injured. Over 600 police attacked several thousand unarmed Awajun and Wambis indigenous peoples including many women and children and forcibly dispersed them using tear gas and live ammunition.

Dramatic photos (available on http://www.amazonwatch.org) of the attack show clearly the police brutally beating and shooting demonstrators at close range. At 2am police began to approach the demonstrators as they were sleeping along the Fernando Belaúnde Terry road. Demonstrators refused to move from the roadblock as police in helicopters fired teargas grenades and live ammunition. Eyewitnesses report that police also attacked from both sides firing live rounds into the crowd as people fled into surrounding steep hillsides, many becoming trapped. As the unarmed demonstrators were being killed and injured some wrestled with police, fighting back in self-defense, which resulted in the reported deaths of nine police officers.

In local radio reports the chief of police claimed that the indigenous demonstrators were armed and fired first. This claim has been strongly rejected by dozens of local eyewitnesses including local journalists who confirmed that Amazonian demonstrators have been entirely peaceful and only bear traditional spears and in no way provoked any violence. A point highlighted by the fact that the blockades have been going on for 56 days without a single incident.

Gregor MacLennan of Amazon Watch who is currently in Bagua gathering first hand testimonies from blockade participants, local journalists and residents stated: "All eyewitness testimonies say that Special Forces opened fire on peaceful and unarmed demonstrators including from helicopters, killing and wounding dozens in an orchestrated attempt to open the roads. It seems that the police had come with orders to shoot. This was not a clash, but a coordinated police raid with police firing on protesters from both sides of their blockade."

"There have been many accounts of atrocities committed by the Special Forces. Some have reported seeing the police throwing liquid on the cadavers and burning them. Also local residents have given accounts of having seen police throwing bodies of dead civilians into the river in an apparent attempt to underreport the number of dead. We’ve also received accounts that some of those injured were being detained by security forces and denied medical attention leading to additional deaths. There are many people still reported missing and access to medical attention in the region is horribly inadequate."

Peru’s Ombudsman’s office issued a strong statement yesterday demanding an end to the violence. Letters condemning the government’s actions are pouring in from thousands of Peruvians and international human rights activists and organizations. Today, Victoria Tauli-Corpuz, the chair of the Permanent Forum on Indigenous Issues of the United Nations issued a letter expressing "shock and deep distress at reports received of atrocities committed" and calling on the government to "Immediately cease all violence against indigenous communities and organizations."

Indigenous peoples have vowed to continue protests until the Peruvian Congress revokes the "free trade" decrees issued by President Garcia under special powers granted by Congress in the context of the Free Trade Agreement with the United States.

In the past two weeks, the Constitutional Committee of Congress has ruled that legislative decrees 994 and 1090 were unconstitutional. The Peruvian Congress was scheduled to debate the revocation of decree 1090 again on Thursday, however, Garcia’s political party, for the third time, prevented the debate preferring instead to attack the peaceful blockades. The government Ombudsman office has filed a legal action with the constitutional tribunal regarding the unconstitutionality of decree 1064, which affects the land rights laws in Peru.

"Garcia has rejected several congressional debates on the decrees, opting for violent attacks and brute force that will only worsen this conflict. It is outrageous that the ministers are now attempting to blame the victims for this incident and cover up the number of indigenous people
dead," said Gregor MacLennan.

The protests have provoked national debate about government policies in the Amazon that ignore indigenous peoples and encourage large-scale extractive industries in Amazonian lands. Indigenous peoples assert that new laws undermine their rights and open up their ancestral lands to private companies for mining, logging, plantations, and oil drilling without their consultation or consent.

AIDESEP, the national indigenous organization of Peru presented a legal petition yesterday for "precautionary measures" to the Inter-American Commission on Human Rights requesting intervention to prevent more bloodshed. Orders for the arrest of leaders of AIDESEP, including Alberto Pizango who is being charged with sedition, were put in effect on Friday.

A coalition of human rights and environmental organizations are urging the Garcia Government to stand down and cease violent confrontations by the military and calling for solidarity demonstrations at Peruvian Embassies around the world. There were demonstrations on Friday at the Peruvian Government missions in San Francisco and Washington, DC. More are planned next week.

AIDESEP, the national indigenous organization of Peru has called for a nationwide general strike starting June 11th.

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Catapa, une ONG belge présente dans le nord du Pérou, a publié sur son site des photos des manifestations tragiques.

http://www.flickr.com/photos/34173573@N08/sets/72157619302465028/show/

http://picasaweb.google.es/alboanformacion/EnfrentamientosEnPeruComunidadesIndigenesYPolicia#

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Nous ne pouvons que dénoncer l’usage de la violence et condamner la réaction du gouvernement péruvien. La revendication des peuples autochtones, qui exigent d’être associés aux décisions prises pour le développement de l’Amazonie péruvienne, est en effet tout-à-fait légitime.

Les Indiens de l’Amazonie péruvienne manifestent à l’ONU

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peru's UN mission in NY may22-14_peru's UN mission in NY may22-16

Au lendemain de la Journée mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement, alors que se tient la huitième session de l’Instance permanente sur les questions autochtones,  une centaine de représentants de peuples autochtones du monde entier se sont retrouvés le 22 mai devant le siège de l’ONU à New York pour manifester leur solidarité avec les Indiens de l’Amazonie péruvienne qui luttent contre l’exploitation pétrolière et minière de leurs terres.  Les manifestants demandaient ainsi au gouvernement péruvien de respecter les droits des peuples autochtones.  En effet, comme je l’avais déjà évoqué dans un article précédent, la tension est à son comble entre les Indiens d’Amazonie et le gouvernement péruvien qui vient de décréter l’état d’urgence dans le nord-est du pays. Le site Amazonwatch a publié les photos de cette manifestation et un article de Haider RIZVI a été publié sur le site de l’Inter Press Service News Agency (IPS).

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INDÍGENAS: Despojados de sus tierras y sus recursos

Por Haider Rizvi

NACIONES UNIDAS, 20 may (IPS) – Representantes de los 370 millones de indígenas del mundo, reunidos en la sed neoyorquina de la ONU, reclaman a los gobiernos que prohíban a las corporaciones de petróleo y gas continuar realizando extracciones en sus tierras.

"Buena parte de la riqueza petrolera, gasífera y mineral sin explotar del mundo yace bajo tierras indígenas", dijo Victoria Tauli-Corpuz, presidenta del Foro Permanente para las Cuestiones Indígenas de la ONU (Organización de las Naciones Unidas), que sesiona del 18 al 29 de este mes.

Tauli-Corpuz y otros dirigentes indígenas argumentan que las corporaciones privadas no tienen derecho a operar en territorios que pertenecen a sus comunidades, muchas de las cuales los consideran sagrados y, por eso, no explotables con fines de lucro.

En la conferencia en Nueva York se debate la necesidad de actuar contra los abusos corporativos y contra la explotación de recursos naturales en áreas indígenas.

Un informe presentado al foro de 16 miembros, creado en 2000 por el Consejo Económico y Social de la ONU, observa que la extracción de minerales, petróleo y gas, tienen un impacto desproporcionado en los pueblos originarios.

Otros asuntos en la agenda del foro incluyen cambio climático, la región del Ártico y la tenencia de tierras.

Noventa por ciento de los participantes indígenas en un taller reciente aseguraron que las empresas mineras que operaban en sus territorios nunca les habían pedido permiso, indicó Tauli-Corpuz.

Los líderes nativos se remiten a las normas internacionales, incluso la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas, un documento histórico adoptado por la Asamblea General en septiembre de 2007.

La Declaración exige a gobiernos y corporaciones obtener el "consentimiento libre, previo e informado de las comunidades indígenas" para el uso de sus tierras y recursos. También requiere basar las negociaciones sobre el principio de igualdad entre las partes.

Muchas corporaciones acusadas de abusos en tierras nativas pertenecen a poderosas naciones de Occidente en general, y a Estados Unidos y Canadá en particular. Ninguno de esos países reconoce la Declaración. De hecho, votaron en contra cuando fue sometida a la Asamblea General de la ONU.

Sin embargo, diplomáticos estadounidenses en la ONU y han dado algunas señales de que el gobierno de Barack Obama reconsidera la posición de su antecesor, George W. Bush (2001-2009), y aprobaría la Declaración.

Activistas destacan que varios países han comenzado a elaborar políticas indígenas, en línea con el contenido de la Declaración. Australia, por ejemplo, adopta medidas para garantizar el derecho a la propiedad colectiva en las comunidades autóctonas.

En América Latina, Bolivia aprobó en referendo una enmienda constitucional que reconoce la autonomía de los pueblos indígenas, lo que les permite practicar la justicia comunitaria según sus tradiciones y proteger sus recursos.

Ecuador, por su parte, incluyó la Declaración en su nueva Constitución.

En otros países hay avances, según los representantes indígenas, entre los que identifican a Rusia, Namibia, Honduras, Suriname, Belice y Japón.

Pero todavía resta un largo trecho para convencer a gobiernos y corporaciones de asumir todas las responsabilidades incluidas en la Declaración.

"La Declaración es la estrella que guía la navegación en todas las cuestiones indígenas", dijo Carsten Smith, experto legal de Noruega que representa al pueblo saami del Ártico. "Desafortunadamente, hay una enorme brecha de implementación en el mundo."

Smith y otros representantes del Ártico intentan en el foro que el mundo le preste atención al cambio climático y a su devastador impacto sobre la vida y los medios de sustento de las comunidades nativas.

Tanto los expertos en cambio climático como en biodiversidad dicen que las comunidades originarias de todo el mundo son cada vez más vulnerables a los efectos del recalentamiento planetario.

Según ellos, el conocimiento tradicional indígena sobre la naturaleza y los ecosistemas es indispensable en esa materia.

Lars Anders Baers, del Consejo Saami, dijo el lunes a la prensa que era necesaria una rápida implementación de la Declaración, porque ahora muchos gobiernos y corporaciones tiene la mira puesta en la región ártica, la cual alberga alrededor de 40 por ciento de los recursos petroleros y gasíferos del mundo.

"Se está volviendo más accesible a la explotación debido al derretimiento de las plataformas de hielo inducido por el cambio climático", dijo Baer.

El experto mostró preocupación de que el conflicto de intereses económicos entre los países del Ártico cause más daño a las comunidades originarias.

"Como en la Guerra Fría, los pueblos indígenas se han convertido en los naipes de un juego político", agregó.

Al foro asisten más de 2.000 líderes aborígenes de todo el mundo, además de funcionarios gubernamentales, activistas de la sociedad civil y personal de varias agencias de la ONU.

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Tensions entre le gouvernement péruvien et les Indiens de l’Amazonie

aidesep07mayo2009.
J’avais déjà évoqué dans un article précédent le conflit qui oppose les Indiens de l’Amazonie péruvienne au gouvernement du Pérou. Le problème est aujourd’hui loin d’être résolu: les Indiens dénoncent toujours ces décrets qui facilitent l’installation de compagnies pétrolières sur leur territoire. De son côté, le gouvernement péruvien, en privilégiant la logique économique, continue de nier les droits des Indiens sur leurs terres. La vidéo suivante, produite par la Sociedad Peruana de Derecho Ambiental , résume bien la situation.


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Le 14 mai, le gouvernement péruvien a déclaré l’état d’urgence dans plusieurs régions d’Amazonie suite à des manifestations indigènes contre des concessions accordées à des compagnies pétrolières. Ainsi, comme nous l’apprend Survival Internationalune compagnie pétrolière canadienne vient de signer un accord avec le gouvernement péruvien pour prospecter un territoire habité par un groupe d’Indiens isolé:

La compagnie Petrolifera a obtenu l’autorisation de prospecter près de 4000 km2 d’une région reculée du Pérou où vivent les Indiens isolés Cacataibo. Deux ONG locales, l’Instituto del Bien Comun (IBC) et la FENACOCA avaient demandé au gouvernement de convertir cette région en une réserve pour les Indiens. Les Indiens Cacataibo ont été séparés en deux groupes distincts suite à construction, dans les années 1940, d’une route reliant l’amazonie à la capitale péruvienne, Lima.

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aidesep04mayo2009En signe de protestation, les Indiens ont érigé des barrages sur les rivières et les routes du nord du Pérou pour en bloquer l’accès. Comme on peut le voir avec la vidéo ci-dessous, diffusée le 12 mai par Enlace Nacional, un programme péruvien d’informations locales, les Indiens avaient bloqué une quarantaine de bateaux sur les rivières Ucayali y Tambo.


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C’est dans ce climat de tensions croissantes que le gouvernement péruvien a donc décidé de décréter un état d’urgence localisé. Dix Indiens ont été grièvement blessés à la suite de heurts avec les forces armées. Survival International nous explique notamment dans une dépêche que "suite au barrage érigé par les Indiens, une canonnière des forces armées péruviennes et trois bateaux appartenant à la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco ont franchi la barrage en faisant chavirer plusieurs canoës des manifestants. Le gouvernement et des communautés indiennes du Pérou amazonien se rencontraient cette semaine sur fond de tensions croissantes dans le nord-est, ou un état d’urgence localisé a été décrété après des manifestations indigènes contre des concessions pétrolières".

Le 15 mai,  Alberto PIZANGO, le président de l’AIDESEP (1), la principale organisation indigène, a dénoncé l’état d’urgence qu’il considère comme un "acte d’ agression”. Le gouvernement, et pas seulement celui-ci, nous a toujours traités comme des citoyens de second rang”, a-t-il déclaré à l’AFP. Lors de la même conférence de presse, il a déclaré  l’état d’insurrection des Indiens:

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La tension est donc est à son comble mais une dépêche de l’AFP nous apprend aujourd’hui que les Indiens se sont engagés finalement à respecter la loi:

Dans un compromis passé avec l’organisme médiateur des Droits de l’homme, la Defensoria del Pueblo, l’Association interethnique de développement de la forêt péruvienne (AIDESP), principal collectif d’Indiens des régions amazoniennes, a consenti à lever son appel à «l’insurrection» et à poursuivre ses protestations «dans le cadre de l’Etat de droit».

Samedi le gouvernement a autorisé par décret l’intervention de l’armée en renfort de la police, pour «garantir le fonctionnement des services essentiels», dans certains districts du nord-est où les communautés indiennes ont mené des actes de protestation et de blocus de certains services.

Dimanche dernier il avait décrété l’état d’urgence pour 60 jours, marque d’une tension croissante avec les populations indiennes. Celles-ci réclament l’abrogation de décrets de 2007 et 2008 facilitant, selon elles, l’exploitation du sous-sol, des forêts et de l’eau.

Le président, Alan Garcia, a dénoncé samedi le dirigeant de l’AISDEP, Alberto Pizango, et réaffirmé que «les terres de l’Amazonie appartiennent à tous les Péruviens et pas à un petit groupe».

La Defensoria s’est engagée auprès des indiens à étudier la conformité des décrets de 2007 et 2008 avec la Constitution et à promouvoir une loi-cadre sur un processus de consultation lors de l’octroi des concessions minières, une des principales réclamations des communautés indiennes.

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Espérons maintenant que le gouvernement péruvien aura un peu plus de considération pour les Indiens et qu’il reviendra sur cette loi qui permet aux compagnies pétrolières, minières et forestières d’acquérir leurs terres, ce qui a pour effet de les obliger à émigrer.

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(1) L’AIDESEP (Asociación Interétnica de Desarrollo de la Selva Peruana) représemte 65 ethnies, réparties en 1.350 communautés regroupant 600.000 indigènes sur la partie amazonienne orientale du Pérou.

Les enjeux autour des ressources naturelles en Amazonie

Plusieurs articles publiés récemment évoquent les conséquences sur l’environnement et sur les populations locales de l’exploitation du pétrole dans les régions amazoniennes de l’Équateur et du Pérou.

On avait vu en août dernier que les Indiens du Pérou s’étaient mobilisés contre l’exploitation de leurs terres. Leur combat continue et, Survival International nous apprend qu’ils viennent de bloquer avec leur canoës l’un des principaux affluents de l’Amazone, le Napo, empêchant ainsi la circulation des navires de la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco:

Le barrage sur le Napo fait partie d’une série de manifestations qui ont lieu en ce moment en Amazonie péruvienne. Coordonnées par l’AIDESEP, l’organisation des Indiens d’Amazonie péruvienne, ces protestations sont la réponse donnée aux politiques gouvernementales discriminatoires qui menacent leurs terres communautaires. L’AIDESEP fait pression pour que soit abrogées plusieurs lois qui les privent de leurs droits et que soient créées de nouvelles réserves pour les Indiens isolés.
Le gouvernement a réagi en envoyant la police et l’armée dans la région du conflit. L’AIDESEP a vivement critiqué ces mesures qu’elle qualifie d’ « intimidatoires » en raison du caractère pacifique de ces manifestations.
Perenco opère dans une région d’Amazonie où vivent au moins deux groupes d’Indiens isolés. La compagnie refuse de reconnaître leur existence.

Survival nous apprend que la même compagnie pétrolière, Pérenco, est sous le coup d’une saisie en Équateur:

Près de 750 000 barils de pétrole saisis à la compagnie franco-britannique Perenco seront vendus aux enchères par le gouvernement équatorien. L’annonce a été faite par PetroEcuador suite à son désaccord avec  la compagnie Perenco accusée de devoir plus de 300 millions de dollars de taxes impayées au gouvernement.

En Équateur, les ressources naturelles constituent un enjeu important qui voit s’affronter gouvernement et peuples autochtones. Leur exploitation entraîne des problèmes environnementaux et sanitaires. Dans un livre publié par HEGOA (l’Institut des Études sur le Développement et la Coopération Internationale de l’Université du Pays basque), Las palabras de la Selva, Carlos MARTÍN BERISTAIN, Darío PÁEZ ROVIRA et Itziar FERNÁNDEZ analysent les différentes conséquences de l’exploitation pétrolière, depuis 25 ans par la multinationale Texaco, sur la forêt amazonienne en Équateur et sur ses habitants. Cet ouvrage, que l’on peut télécharger gratuitement ici, sera présentépar Carlos MARTÍN BERISTAIN à Bilbao, Saint Sébastien et Vitoria respectivement les 6, 11 et 13 mai prochains. La conclusion de cet excellent document, que je reproduis ci-dessous, est sans appel:

Impacto de la contaminación petrolera de Texaco
Las comunidades y personas entrevistadas corresponden en un 30% a indígenas siendo el 70% población mestiza o colona. [...]
Un 72,4% de los encuestados sufrieron las consecuencias de accidentes como derrames de piscinas, de oleoductos y en menor medida de sísmicas y mecheros. Estos accidentes conllevaron la contaminación frecuente de cursos de agua y tierra. Además las frecuentes prácticas de petrolear caminos produjeron contaminación por lixiviado y la práctica de incendiar piscinas de crudo generó una amplia difusión de contaminantes.
Estos datos están apoyados por los testimonios de las personas afectadas, grupos focales y documentación de la época (ver anexo de quejas y demandas).
Los accidentes se asocian entre sí, mostrando un patrón múltiple en las personas afectadas.
El análisis de frecuencias muestra la gran afectación de los diferentes accidentes en una amplia gama de aspectos de la vida, combinando la afectación de los cursos de agua con enfermedades de los animales, problemas de salud de las personas y el impacto en los cultivos. Tienen por tanto un impacto ecológico y social que puede explicarse fundamentalmente por la contaminación del agua y tierra.
Entre un 81,4% y un 95,9% de la población encuestada señala una afectación grave a la naturaleza como consecuencia de la actividad petrolera de Texaco con la afectación de aguas, muertes de animales, rotura de piscinas, o quema de crudo.
Las explotaciones petroleras de la empresa Texaco, así como los numerosos episodios de contaminación referidos, afectaron la biodiversidad de la zona y de forma grave las actividades de caza y pesca que eran básicas en el modo de vida y la alimentación de las comunidades indígenas. El 31,2% de los encuestados, refirió haber consumido frecuente o muy frecuentemente animales muertos, especialmente peces muertos (13,6% y 17,6%) a consecuencia de la contaminación. Cuando la comunidad carecía de información sobre los riesgos del consumo de los peces y animales muertos por la contaminación se incrementaba su consumo. Dicho consumo fue más frecuente en las comunidades indígenas.
Un 65,13% de los encuestados mostraron sufrimiento o duelo a causa de los accidentes.
Este impacto no fue solo en el ámbito familiar sino especialmente colectivo y comunitario. Los efectos socioeconómicos de los accidentes fueron muy notables, en un 93% ocasionando pobreza y destrucción de chacras en 87,8%. La destrucción de las chacras conlleva la pérdida de cultivos, limitando los recursos alimenticios y las condiciones de vida.
Las pérdidas de animales domésticos, como vacas, caballos, gallinas o chanchos fueron referidas con una frecuencia entre el 23,8% y el 46,8% de los entrevistados según el tipo de animales. Solo un 31,1% refirió no haber tenido alguna de estas pérdidas. La media de pérdidas referida de 4,23 vacas, de caballos perdidos 0,74, la media de gallinas perdidas es de 28,75 y la chanchos de 4,66. La gran mayoría de estas pérdidas se dieron en comunidades de población mestiza.
El 74,1% de los entrevistados señalaron haber tenido pérdidas de tierra como consecuencia de la contaminación o la explotación petrolera, tanto por contaminación directa, pérdida de capacidad productiva y destrucción de chacras. La media de hectáreas dañadas referida en esos años es de 5,70. Las comunidades indígenas refieren mayor influencia de la pérdida de tierras. Los resultados muestran que a mayor cercanía a las instalaciones mayor referencia a destrucción de chacras y al nivel de afectación de las mismas.
Un 22,1% de los encuestados tuvieron que desplazarse a causa de la Texaco, por el impacto negativo en el agua o la tierra. El desplazamiento fue mayor entre la población indígena.
Nueve de cada diez personas encuestadas no contaron con ninguna información proporcionada por la Texaco sobre los riesgos de la contaminación por petróleo. Esta ausencia generalizada de información aumentó la exposición al riesgo. Esta exposición se dio más en las comunidades indígenas debido al desconocimiento del castellano, el miedo a los cucamas (hombres blancos) de Texaco, y la distancia cultural.
Las actividades infantiles ligadas a los ríos y esteros, como la natación y la pesca se vieron afectadas en un grado muy alto. El contacto directo con el crudo como parte de sus juegos fue una experiencia relatada como muy frecuente en un 76,4% de los encuestados.
Pérdida de territorio e impacto cultural en comunidades indígenas
La caza y la pesca eran los medios tradicionales de vida y formaban parte de la cultura de los pueblos amazónicos. Los encuestados de las diferentes etnias refieren que la caza y pesca se alteraron bastante o mucho en un 94,1% (56,4% y 37,8% respectivamente) como consecuencia de las actividades petroleras de Texaco.
También la relación con la naturaleza se alteró en la misma medida (bastante o
mucho) en un 92,4% (50,8% y 41,6% respectivamente). Hay que tener en cuenta que la relación con la naturaleza forma parte de la ecología cultural de los pueblos indígenas, basada en la relación con los ancestros, las relaciones de reciprocidad y equilibrio con la naturaleza. Como resultado de todo ello, la vida de los pueblos indígenas empeoró de forma muy significativa por la pérdida y desplazamiento del territorio, según el 88,6% de los indígenas encuestados (45,6% bastante o mucho 43%).
El contacto forzado de las comunidades indígenas con los operadores de la empresa Texaco supuso una reestructuración de la vida cotidiana de dichas comunidades. Dicho impacto se dio por la pérdida de territorio, la introducción de costumbres y procesos de aculturación forzada sin ningún respeto por los pueblos que habitaban la selva, la pérdida de referentes culturales tradicionales que dependen de la selva como la medicina tradicional
y las condiciones de reproducción de la cultura, especialmente en la relación entre tierra, espiritualidad y papel de autoridades tradicionales. Otros elementos que tuvieron impacto según los grupos focales y las encuestas realizadas fueron la introducción del dinero, del alcohol y de nuevas enfermedades. Si bien algunos de estos efectos se deben en parte también a los procesos de colonización de la selva amazónica tanto los relatos de los grupos focales indígenas como las encuestas individuales muestran un patrón de afectación ligado también a la acción de la empresa en la zona.
La mayoría de los encuestados indígenas refirieron que la introducción del dinero afectó bastante o mucho en un 62,6%, generando mayor dependencia. Un 80,1% de los encuestados indígenas señala que tuvo mucha influencia en la aparición de nuevas enfermedades (bastante 45,7% o mucho 34,4%). Otros cambios culturales vinieron del cambio en las condiciones de vida. Varias comunidades tuvieron que agruparse para poder defender su territorio y forma de vida, como en el caso de los Secoyas.
La necesidad de vivir más concentrados supuso también un cambio en su estilo de vida. Dichos cambios afectaron de forma importante a un 76,2% de los indígenas.
También según el 85,5% de los encuestados indígenas el alcohol afectó bastante o mucho. Consumo de alcohol y contacto con la Texaco estuvieron asociados.
Para el 38,4% de las personas encuestadas el accionar de la Texaco tuvo influencia en la cohesión de las comunidades afectadas. Uno de cada cuatro (24,4%) refiere que afectó bastante o mucho a la confianza y una minoría significativa de encuestados de un 22% señalan que esto tuvo un impacto en que se dejaran de hacer trabajos comunitarios. Tanto el impacto de la actuación de la compañía en la unidad de la comunidad, la pérdida de confianza entre vecinos y el impacto en la participación comunitaria son estadísticamente más altos en los indígenas.
Globalmente el impacto de la Texaco en el desarrollo de las comunidades mestizas e indígenas es considerado mayoritariamente como negativo (83,6%).
Impactos en la salud
Un 58,4% de las personas entrevistadas considera mala o muy mala su salud. Una mayoría del 85,2% considera que se vio afectada bastante o mucho por las explotaciones de la Texaco. El impacto en las limitaciones funcionales fue también amplio pero en menor escala.
Para un 79,5% aumentaron bastante o mucho los problemas de salud. Los problemas de salud más frecuentemente atribuidos a la contaminación de Texaco fueron los problemas digestivos en un 84%, los problemas de piel en un 76,7% y los problemas respiratorios en un 84,8%. La percepción de salud personal y familiar es más negativa cuanto más cerca se estuvo de las instalaciones de Texaco. Un 88,2% de los encuestados afirmaron sentirse más tristes, deprimidos o nerviosos por ello. Para explorar si el daño a la naturaleza se relaciona o no con el impacto en la percepción de salud se realizaron correlaciones entre ambos grupos de variables. A mayor percepción de daño en el medio ambiente, mayor es la percepción negativa de las condiciones de salud personal, familiar y de salud afectada negativamente por la explotación petrolera de Texaco. La comparación entre encuestados mestizos e indígenas muestra que las asociaciones son más fuertes en el caso de los mestizos, con una mayor relación entre dichas variables. Estos datos son congruentes con la mayor cercanía a instalaciones petroleras de la Texaco en el caso de los mestizos.
Respecto a los indicadores de salud materno-infantil se encontró influencia en dos de ellos, el número de abortos por familia aumenta en relación al grado de exposición a las instalaciones y contaminación petrolera de la Texaco, así como los niños muertos entre 1 y 5 años, pero no en el resto (presencia de malformaciones, abortos en general o mortalidad infantil en menores de 1 año).
Durante la realización de los grupos focales se recogieron abundantes descripciones de casos de cáncer que la gente asoció a las consecuencias de la contaminación, especialmente en las comunidades mestizas. El 21,33% de las familias encuestadas han tenido al menos de un caso de cáncer en su núcleo familiar, y en una de cada cuatro familias en las que se han dado casos de cáncer se ha dado más de un caso. Nueve de cada diez encuestados que refieren más de un caso de cáncer en sus familias son mestizos, siendo el resto indígenas.

Se realizó un cruce de variables entre la distancia a instalaciones petroleras y la declaración de casos de cáncer referidas en las encuestas. El análisis estadístico con diferentes métodos muestra que a mayor cercanía a los pozos, más cáncer en familia, en el recinto comunitario y más muertos por cáncer. A menor distancia a piscina y mechero mayor número de casos de cáncer, así como también en el caso de los desechos.

El índice de exposición global a contaminación que se creó englobando las diferentes instalaciones y fuentes de contaminación mostró que el porcentaje de casos de cáncer en la unidad familiar muestra un perfil similar. A mayor cercanía, y por tanto mayor exposición, más casos de cáncer referidos.
El mayor número de casos de cáncer se da entre la población mestiza con una diferencia estadísticamente significativa. Estos datos son consistentes con que los mestizos estuvieron más expuestos a la contaminación petrolera. También son más frecuentes entre la población indígena más cercana a dichas instalaciones (Kichwas de Rumipamba) respecto a otros grupos étnicos (Cofanes y Sionas).

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Enfin, la pollution et les maladies provoquées par l’extraction pétrolière sont à l’origine de l’opposition actuelle à l’exploitation minière etun article de Daniel DENVIR sur le site du RISAL nous explique que les indigènes accusent le président équatorien de se vendre au secteur minier.

Guerre des ressources naturelles en Équateur

par Daniel Denvir, rédacteur en chef de Caterwaulquarterly.com.

Source : In These Times, 28 février 2009. Traduction : Arnaud Bréart, pour RISAL.info

En janvier, le pays a été secoué par des manifestations de masse contre l’exploitation minière à grande échelle.

En Équateur, il y a longtemps que les peuples indigènes et les campesinos (les paysans) demandent la nationalisation des ressources naturelles. Ces derniers temps, nombre d’entre eux exigent qu’elles ne soient plus exploitées du tout et bloquent les routes pour se faire entendre.

En réponse, le président Rafael Correa a traité les manifestants de « moins que rien » et d’« extrémistes ». Le gouvernement a fait arrêter certains des meneurs de ces protestations, qu’il accuse de terrorisme. En Amazonie, un leader a même disparu brièvement et est réapparu dans un hôpital de Macas, une ville amazonienne, blessé à la tête par une arme à feu. Des policiers ont également été blessés en tentant de démanteler les barrages.

En septembre, les électeurs équatoriens ont approuvé une nouvelle constitution soutenue par Alianza País, le parti politique de M. Correa. Le texte accorde notamment des droits à la nature et considère l’accès à l’eau comme un droit humain.

Mais Correa fait désormais pression en faveur de l’exploitation minière de métaux à grande échelle et, en janvier, il a obtenu du Congrès l’approbation d’une loi qui permettrait à des entreprises canadiennes, notamment les sociétés Kinross, Iamgold Inc. et Corriente Resources Inc, d’exploiter les ressources minières du pays.

Conjointement avec la Confédération des nationalités indigènes de l’Équateur (CONAIE), les mouvements paysans locaux et régionaux invoquent la nouvelle constitution pour déclarer illégale la loi sur l’exploitation minière. La CONAIE, qui représente en Équateur les peuples indigènes de l’Amazonie, des hauts plateaux et de la côte, est l’un des mouvements sociaux les plus puissants d’Amérique latine.

Dans une interview accordée avant la promulgation de la nouvelle loi, Marlon Santi, le président de la CONAIE, a accusé Rafael Correa d’être sous l’emprise des compagnies minières étrangères. « Nous nous demandons quels sont les intérêts en jeu ici, puisqu’il y a bien d’autres lois importantes sur lesquelles travailler. Nous nous opposons à la loi actuelle sur l’exploitation minière », a déclaré M. Santi.

Du boom pétrolier de la fin des années 1960 aux actuelles propositions d’extraction du cuivre, de l’or et de l’argent, l’exploitation des ressources naturelles est depuis longtemps source de conflits en Équateur.

Dans la province amazonienne de Zamora Chinchipe, au sud de l’Équateur, la compagnie minière EcuaCorriente, une filiale de Corriente Resources Inc., est soupçonnée d’avoir mis sur pied un groupe de pression favorable à l’exploitation minière composé d’indiens Shuar. La société Corriente n’a pas commenté les allégations que le journal canadien Dominion a été le premier à publier.

Le Front de défense de l’Amazonie, qui représente les indigènes et les paysans, a intenté une poursuite de plusieurs milliards de dollars contre Texaco, accusant ce géant de l’industrie pétrolière d’avoir adopté des pratiques qui ont causé d’énormes dommages à l’environnement et rendu malades les résidents vivant à proximité des lieux d’extraction. Dans un rapport rédigé en 2008, un expert nommé par le tribunal a affirmé que les déversements de pétrole brut et l’abandon en grande quantité de liquides toxiques dans des centaines de puits non bouchés ont causé un grand nombre de cancers parmi la population et entraîné la disparition de tout un peuple indigène : les Tetete.

La pollution et les maladies qui découlent de l’extraction pétrolière sont à l’origine de l’opposition actuelle à l’exploitation minière industrielle. De plus, les expériences vécues par les opposants à l’exploitation minière dans d’autres pays latino-américains, comme au Pérou et au Guatemala, ont incité davantage les Équatoriens à résister.

Gonzalo Esp’n, un leader indigène ayant participé aux blocages des routes du mois de janvier dans la province andine centrale de Cotopaxi, affirme que le gouvernement devrait réguler l’exploitation minière à petite échelle et investir dans l’agriculture paysanne et durable.

Selon lui, « l’exploitation minière à grande échelle consiste simplement à permettre que nos ressources naturelles soient exportées vers d’autres pays qui nous les renverront sous forme de produits manufacturés. »

Les Intag, une communauté andine du nord, et les Sarayaku, une communauté amazonienne, ont montré comment résister. Depuis le début des années 1990, ces deux communautés empêchent les compagnies minières et pétrolières de s’implanter sur leurs territoires respectifs. Elles ont noué des alliances avec des groupes de défenseurs de l’environnement urbains et des groupes de soutien en Europe et en Amérique du Nord pour faire pression sur les entreprises étrangères et le gouvernement équatorien.

Le 24 janvier, dans son discours hebdomadaire radiodiffusé, quelques jours après les manifestations les plus importantes, Rafael Correa s’est engagé à poursuivre l’exploitation minière à grande échelle. « Il est absurde que certains veuillent nous forcer à rester comme des mendiants assis sur un trésor », a-t-il déclaré.

Les leaders indigènes et paysans sont en train d’envisager la possibilité de former une coalition en vue de rivaliser avec Rafael Correa aux élections du mois d’avril. Bien que la réélection du président soit pratiquement assurée, les militants espèrent gagner un certain nombre de sièges à l’Assemblée nationale de façon à accroître la visibilité du mouvement.

« La CONAIE continuera de lutter pour les droits territoriaux et contre la pollution de l’environnement », a déclaré récemment la confédération indigène. « Nous allons surveiller de près les concessions minières et dénoncer les cas pour lesquels il n’y aura pas eu de consentement préalable libre et éclairé, par tous les moyens disponibles, y compris les mécanismes internationaux. »

En Équateur, et dans les pays du Sud, ce sont souvent les peuples les plus opprimés qui résistent à l’exploitation minière et expriment une nouvelle manière de concevoir le développement durable.

Pour Susan, une militante Kichwa adolescente, les peuples indigènes de l’Équateur sont en train de s’unir pour continuer d’avoir accès à l’eau propre dont dépend leur survie.

« Nous sommes en train de prouver que nous ne sommes pas des moins que rien », dit-elle. « Nous sommes un peuple entier qui se bat. »

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Le piratage des savoirs écologiques traditionnels

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Dans cette interview de 1991, quand il nous explique que les peuples autochtones ont sur leur milieu naturel toutes sortes de connaissances qui pourraient être de la plus grande utilité, Claude LÉVI-STRAUSS  est bien innocent et ne se doute pas que ces savoirs autochtones vont être piratés. Certaines firmes, parmi lesquelles des laboratoires pharmaceutiques, s’approprient en effet  les connaissances des peuples autochtones sur la biodiversité et vont jusqu’à breveter l’utilisation des plantes.  Ils privent ainsi ces peuples du droit d’utiliser leurs savoirs pour leur propre usage. On parle alors de biopiratage, ou biopiraterie, c’est-à-dire la spoliation des savoirs écologiques traditionnels.

Une dépêche de l’AFP publiée le 12 février nous explique que des ethnologues ont répertorié 300 plantes que les indiens Yaneshas, dans l’Amazonie péruvienne, utilisent à des fins médicales ou rituelles. En constituant cette "bibliothèque végétale", ils espèrent protéger les Indiens contre la biopiraterie.

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Amazonie péruvienne : des chercheurs sauvent la mémoire des amérindiens

Des chercheurs ont entrepris dans la haute Amazonie du Pérou de sauver la culture orale des Yaneshas, des indiens dotés d’une prodigieuse mémoire leur permettant de raconter le monde des plantes dans lequel ils vivent et avec lequel ils communiquent.

Il faut préserver leur mémoire”, explique l’ethno-pharmacologue Geneviève Bourdy (Institut de Recherche pour le développement, IRD) qui a co-signée une vaste étude, à mi-chemin entre herbier classique et “bibliothèque végétale”.
Pour eux (les Yaneshas), les plantes sont des êtres vivants, ils communiquent avec elles”, souligne la scientifique.
Les quelques 8.500 Yaneshas, implantés à 400 km au nord-est de Lima, affirment communiquer avec l’esprit des plantes au moyen de chants, de rituels de cueillettes et, parfois, d’hallucinogènes.

Pour ces indiens, “la plante est le chemin de rencontre du social, de la maladie, de l’ordre du monde. Il n’y a pas un acte de la vie du Yanesha qui ne soit pas lié à une plante”, affirme Mme Bourdy.
Il y a aussi des plantes plus secrètes ou maléfiques dont il vaut mieux ne pas parler, des plantes servant à la magie noire et d’autres qui soignent”, ajoute Céline Valadeau, une ethno-pharmacologue de l’Institut des études Andines (IFEA), co-auteur de l’étude, qui a passé plus de six mois dans trois communautés yaneshas.

Derrière chaque plante il y a un esprit”. Elles servent à prévenir et soigner la plupart des maux et maladies (fatigue, douleur, traumatisme, fièvre, brûlure ou morsures de serpents) mais aussi à maintenir une hygiène de vie. Pour les Yaneshas, le comportement vis-à-vis de la famille est révélateur de l’état de santé: “Quand on a trop de haine dans le coeur, on tombe malade, la maladie est liée à des émotions fortes, facteurs de maladies”, explique Mme Bourdy. L’étude a été publiée à la demande des Yaneshas qui sont conscients de la difficulté de la transmission de leur culture orale.
En voie de paupérisation leurs communautés sont menacées par les expropriations entraînées par les cultures de palmiers à huile et le déboisement rapide de la forêt. Autrefois, les Yaneshas étaient chasseurs et vivaient aussi de la cueillette. Aujourd’hui, ils vont se louer dans des entreprises forestières et des plantations de café. L’ouvrage de référence pour les botanistes, les écologistes et les ethnologues a été établi avec la participation d’une trentaine de Yaneshas.

Il a demandé trois ans de travail afin de répertorier 300 plantes et décrire leurs utilisations par la société indigène. Outre la préservation de la mémoire, ce document publié avec l’Inrena (Institut national de Recherche des Ressources naturelles) servira à protéger “contre le bio-piratage des plantes”, notent les spécialistes.
Des firmes de cosmétiques veulent en effet fabriquer des crèmes à base de plantes. L’industrie pharmaceutique souhaite étudier les effets des plantes à des fins commerciales.

Les chercheurs ont répertorié “neuf plantes qui sont actives contre des maladies”. Ils ont gagné leur pari de sauver cette “bibliothèque végétale”, se félicite Céline Valadeau.

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Le reportage qui suit, diffusé dans le Magazine de la Santé sur France 5, nous montre par exemple comment la sacha inchi, ou "cacahuète des Incas", utilisée par les Indiens du Pérou, est convoitée par l’industrie cosmétique. Des entreprises européennes ont fait une demande de brevet pour fabriquer des shampooings et des crêmes à partir de l’huile de sacha inchi qui est extrêmement riche en omega 3.  Si le brevet est accepté, les Indiens devraient en théorie payer pour l’utiliser!

biopiratage .


Quand les barrages hydroélectriques menacent les peuples autochtones

Deux informations, tombées à quelques jours d’intervalle, peuvent être mises en parallèle puisqu’elles posent le problème de l’impact des barrages hydroélectriques sur l’environnement et les peuples indigènes. C’est une problématique que l’on peut aborder en géographie en classe de Seconde.

La première information a été publiée le 17 décembre sur le site Survival International: elle concerne le peuple Enawene Nawe, quelques 400 personnes qui vivent dans la forêt amazonienne, dans l’état brésilien du Mato Grosso. S’ils connaissent la culture du maïs et du manioc, les Enawene Nawe vivent surtout de la pêche: leurs techniques sont élaborées et ils disposent des barrages aux mailles finement tressées sur les rivières. C’est là, sur la rivière Juruena, que plusieurs d’entre eux ont été agressés par des ouvriers qui participent à la construction d’un barrage:

Les Enawene Nawe agressés par les ouvriers d’un barrage.

Des ouvriers ont attaqué la semaine dernière un groupe d’Indiens enawene nawe en train de pêcher à proximité d’un barrage hydroélectrique en construction.

Daliamas, porte-parole enawene nawe, a indiqué que les ouvriers ont forcé quatre Indiens, deux adultes et deux enfants, à s’allonger sur le sol. Ils les ont ensuite menacés, frappés avec des bâtons et leur ont introduit le canon de leurs pistolets dans la bouche.

Il a fallu l’intervention de la police pour que les ouvriers relâchent les Indiens et leurs enfants qui étaient visiblement effrayés.

Un représentant de la compagnie de construction du barrage a nié l’acte d’agression de ses employés et a prétendu que les Indiens avaient tenté de pénétrer sur le site sans autorisation.

Plus de 70 barrages doivent être construits sur la rivière Juruena qui coule en plein territoire enawene nawe. Ces barrages vont polluer l’eau et empêcher les poissons d’atteindre leurs zones de reproduction. Le poisson est une ressource vitale pour les Enawene Nawe qui ne consomment pas de viande; il joue également un rôle essentiel dans leurs rituels.

En octobre dernier, les Enawene Nawe avaient occupé ce même site dans le but de protéger leur rivière et ses ressources halieutiques.

Pour en savoir plus sur l’impact des barrages sur les peuples indigènes (en anglais ou en portugais).

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La seconde information a été diffusée le 20 décembre par ICRA International: sur la côte nord du Québec, un projet hydroélectrique se construit sur le territoire ancestral du peuple Innu, et en particulier sur les terres et la rivière parcourues depuis des millénaires par la communauté des Ekuanitshit.

Canada : Les Innu menacés par un complexe hydroélectrique.

Au sein de la forêt boréale, la plus vaste forêt du monde, Hydro-Québec, compagnie d’Etat, prévoit la construction d’un gigantesque complexe hydroélectrique, sur le territoire ancestral du peuple Innu, et en particulier sur les terres et la rivière parcourues depuis des millénaires par les Innu d’Ekuanitshit (Mingan) sur la côte-nord du Québec .

Hydro-Québec souhaite en effet construire quatre centrales sur la rivière Romaine, l’une des dernières grandes rivières encore vierges du Québec. Le chantier durera treize ans et consiste à construire deux centrales en aval respectivement sous 61 m et 153 m de chute nette, alors que celles en amont auront des réserves d’eau d’une hauteur de chute de 93 m à 116 m. Le complexe va coûter 8 milliards de dollars et pour accéder aux chantiers et aux sites, Hydro-Québec devra construire 230 kilomètres de route dans le roc perturbant la vie naturelle de cette forêt boréale encore préservée. Ces travaux vont ouvrir le territoire ancestral Innu aux compagnies minières, aux entreprises forestières et à une chasse de loisir illégitime, envahissante et parfois commerciale.

Inquiètes de l’impact sur l’environnement de ce méga-projet hydroélectrique, des associations canadiennes écologistes commencent à se mobiliser contre la construction des barrages argumentant aussi sur le fait que celle-ci va être extrêmement coûteuse, que les emplois générés seront ponctuels et qu’il n’y a pour l’instant aucun acheteur en vue pour sa production. L’État de New York qui s’était engagé avant 2004 à acheter son hydroélectricité au Québec a changé son fusil d’épaule en souhaitant respecter le protocole de Kyoto qui ne considère plus l’électricité produite par les grandes centrales comme une énergie propre et l’exclut dorénavant de son répertoire des énergies renouvelables. En effet, seule le sera l’hydroélectricité produite à partir de centrales au fil de l’eau.

Mais surtout, le projet hydroélectrique de la Romaine, en plus d’être destructeur pour l’environnement et non viable économiquement, se construit sur un territoire qui n’est pas le sien. Ce territoire nommé Nitassinan est celui où vit depuis des millénaires le peuple Innu et dont il se considère le gardien. Une communauté, celle d’Ekuanitshit, va être particulièrement affectée par le projet car la rivière La Romaine est l’autoroute nautique par lequel ses membres rejoignent leurs campements de chasse repectifs depuis des temps immémoriaux .

Les Innu d’Ekuanitshit tentent depuis trois décennies d’obtenir la reconnaissance écrite de leurs droits ancestraux sur leur territoire traditionnel, c’est à dire leurs droits d’utilisation du Nitassinan, mais aussi le titre aborigène sur l’ensemble de ce territoire, c’est à dire un droit de « propriété » sur tout le territoire ancestral de la communauté. Elle répond en effet aux critères de l’article 35 de la loi constitutionnelle canadienne de 1982, confirmés en 1995 par décision fédérale et en 1996 par la Commission Royale, reconnaissant des droits ancestraux aux populations autochtones (le droit de chasse, de pêche, de cueillette, de piégeage, le droit d’exploitation commerciale des rivières et des forêts), mais aussi le titre aborigène qui octroît un droit foncier sur le territoire ancestral, et enfin le droit à l’autonomie gouvernementale quand un peuple peut démontrer qu’il se gouvernait lui-même avant l’arrivée des européens.

A l’initiative des Innu d’Ekuanitshit, ICRA propose de signer et de renvoyer une pétition téléchargeable afin de signifier aux représentants du Québec et d’Hydro-Québec les préoccupations des défenseurs des droits des peuples autochtones.
Vous pouvez également signer une pétition en ligne sur le site de l’alliance Romaine.

Pour plus d’informations:

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